Vétiver
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Un soir d’été en Provence, où l’anis herbacé et la douceur amandée des calissons se fondent dans un sillage solaire, résineux et délicatement gourmand.
il y a 2 jours
Merci, c’est gentil. Je réponds, des années après. Oui, même l’original, non, je ne le retrouve(…)
Hors du temps
Bons baisers d’Italie
Café irisé
Guerlain avait si bien défiguré Vétiver depuis une vingtaine d’années qu’on ne le reconnaissait plus. Cette période d’égarement est bel et bien terminée et je m’en réjouis : il semble que la marque ait profité du passage de Vétiver dans le flacon unique réservé aux parfums masculins pour lui redonner toute l’attention qu’il méritait.
Cet énième avatar de Vétiver n’est pas exactement un retour pur et simple à la formule d’origine. Indéniablement, il a perdu en âcreté depuis la fin des années 1990. Pour autant, il reprend aujourd’hui du corps, de la tenue et du chien. La valse entre le raide et le suave qui le caractérisait si bien se fait de nouveau entendre : c’est comme si, par l’ajout d’une note moelleuse en cœur (la coumarine ?) rappelant beaucoup le Sycomore de Chanel, Guerlain avait enfin trouvé l’astuce pour adapter Vétiver aux goûts du XXIème siècle sans le déparer de sa personnalité singulière. Le revoilà donc, avec son timbre de violoncelle chaud, net et puissant, équilibré et impeccable, plus séduisant que jamais. Un très grand parfum.