Tyger Tyger
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Lorsque Marc-Antoine Corticchiato décide de travailler une matière aussi évidente que la vanille, on pressent le pied de nez aux milliers de pastiches gourmands et sucrailleux.
il y a 22 heures
Bonjour à tous, je crois bien que de toute ma vie d’amoureuse du parfum, Lilith est la plus(…)
il y a 4 jours
Bonjour, Merci beaucoup pour votre message et pour l’attention que vous avez portée à mon(…)
il y a 5 jours
Bonjour ☺️ Je trouve le commentaire de Blanche Dubois sur votre article Le Top 2025, brillant(…)
Les ailes du soupir
Verveine sereine
Rayon de musc
Il n’est pas toujours simple de mettre des mots pour décrire un parfum. C’est peut-être le cas pour Tyger tyger. Le poème choisi, soit parce qu’il l’a inspiré soit parce que son évocation rejoint l’intention de la parfumeuse a le mérite de camper une ambiance ou d’avancer une proposition poétique pour suggérer un ressenti. Si beau et original que soit le poème de Blake, il n’est pas pour autant évident qu’il "parle" à chacun, encore moins qu’il donne envie de goûter au charme puissant de cette création. Qu’importe. On a affaire ici à un propos d’artiste, puissant, épicé, liquoreux, tout à fait caractéristique du style épais, dense, texturé des créations de Francesca Bianchi. Ce floral boisé épicé m’a rebuté la première fois que je l’ai porté et la description terrible qui l’accompagne a joué pour moi en sa défaveur. Je fais abstraction désormais du tigre tapi dans l’ombre, enfin pas tout à fait. C’est une très belle tubéreuse, puissante, narcotique, miellée, épicée. Il faut se sentir de taille à la porter. Mais si on est prêt à se frotter à sa personnalité assez imposante, on trouvera alors beaucoup de plaisir à se lover dans la fourrure douillette et protectrice de ce grand fauve qui ronronnera après avoir dans un premier temps sorti les crocs et rugi pour marquer sa présence. Finalement, ce bel extrait semble tout droit s’inscrire dans la lignée des grands floraux des années 40 - Fracas pour ne pas le nommer - et des floraux tonitruants, merveilleusement extravagants et extravertis des années 80. Vive l’odorat !