Tyger Tyger
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L’artiste Noémie Rocher a créé sa marque Noziglia pour explorer les correspondances entre le travail de création du peintre et celui du parfumeur.
il y a 1 heure
Jovoy est assurément une porte ouverte à la découverte des plus beaux joyaux de la parfumerie de(…)
il y a 18 heures
Florentina , un bien joli nom pour un bien joli parfum , plein de délicatesse au départ frais et(…)
hier
Je n’aime pas ramener les choses à cette notion d’argent pourtant très terre à terre , surtout(…)
Cuba libre
Poudre Baroque
Le conte est bon
Il n’est pas toujours simple de mettre des mots pour décrire un parfum. C’est peut-être le cas pour Tyger tyger. Le poème choisi, soit parce qu’il l’a inspiré soit parce que son évocation rejoint l’intention de la parfumeuse a le mérite de camper une ambiance ou d’avancer une proposition poétique pour suggérer un ressenti. Si beau et original que soit le poème de Blake, il n’est pas pour autant évident qu’il "parle" à chacun, encore moins qu’il donne envie de goûter au charme puissant de cette création. Qu’importe. On a affaire ici à un propos d’artiste, puissant, épicé, liquoreux, tout à fait caractéristique du style épais, dense, texturé des créations de Francesca Bianchi. Ce floral boisé épicé m’a rebuté la première fois que je l’ai porté et la description terrible qui l’accompagne a joué pour moi en sa défaveur. Je fais abstraction désormais du tigre tapi dans l’ombre, enfin pas tout à fait. C’est une très belle tubéreuse, puissante, narcotique, miellée, épicée. Il faut se sentir de taille à la porter. Mais si on est prêt à se frotter à sa personnalité assez imposante, on trouvera alors beaucoup de plaisir à se lover dans la fourrure douillette et protectrice de ce grand fauve qui ronronnera après avoir dans un premier temps sorti les crocs et rugi pour marquer sa présence. Finalement, ce bel extrait semble tout droit s’inscrire dans la lignée des grands floraux des années 40 - Fracas pour ne pas le nommer - et des floraux tonitruants, merveilleusement extravagants et extravertis des années 80. Vive l’odorat !