La Dompteuse encagée
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Inspiré du tableau La Neuvième Vague d’Ivan Aïvazovski, le parfum veut saisir la force silencieuse et humide du ressac, cette puissance contenue de l’océan en colère.
il y a 4 heures
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hier
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hier
Ce parfum qui, à vous entendre, contenait à lui seul toute la poésie de votre existence : la(…)
Sous tes caresses
Aquarelle poudrée
Cuba libre
Ce parfum est pour moi un des rares à conserver beaucoup d’élégance et de sensualité tout en évoquant franchement la lessive. Je le trouve grossier parce que très propre, presque trop, comme un melon duveteux, mais sublimé par une pointe d’impertinence, un soupçon d’opulence, un côté sirop à la poire d’amour qui tient l’assurance et la bonne humeur en haleine. L’équilibre entre le sucré et le musqué est très sympa. Il est poudré mais dans la poudre des choses scintillent, elle à l’air coupée à quelque chose de pétillant, de la paillette peut être. Ce quelque chose de soluble dans la poudre qui le rend plus onctueux. Je lui trouve dans l’ensemble un air rayonnant. La fleur de frangipanier est traitée avec beaucoup de subtilité et devient mature, gaie mais assez classe. On dirait même que c’est elle qui a été "fardée à blanc" et la voilà en fourrure qui boit un rosé pamplemousse dans un caniveau gondolé, une de ces petites rues étroites et bondées aux abords d’un opéra.
J’ai beaucoup hésité entre Féminité du Bois, fumée merveilleuse sur la peau, dont les épices un peu crémeuses collent bien avec l’hiver et l’odeur de mes cigarettes, mais contre toute attente cette dompteuse encagée qui ne partait pas favorite l’a emportée.