Serge Lutens inaugure ses Eaux de Politesse avec l’Eau d’armoise
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Inauguré il y a trois ans, le chapitre contemporain des parfums de la plus vieille pharmacie du monde poursuit son narratif élégant avec cette composition plutôt classique mais bien ficelée.
il y a 2 jours
Un de mes grands coups de cœur de l’an dernier, ce California Blossom de la Maison Violet avance(…)
Madeleine pour tous
Iris patiné
Narcisse radieux
Je n’ai pas eu l’occasion de comparer les deux versions de Fleurs de citronnier mais en vous lisant je me suis souvenu que j’avais un flacon de Fleurs d’oranger période Palais Royal et aussi un décant du même parfum datant d’un an ou deux au plus. Je n’avais jamais pris la peine de les comparer. C’est chose faite, sur touche au moins : dès l’ouverture, les deux parfums présentent des différences, la nouvelle version a tout de suite un côté plus "musc blanc", et un peu moins de profondeur. La version Palais Royal a un côté plus oriental, on y sent une note boisée/épicée qui ne m’est pas perceptible dans la nouvelle version, un côté camphré-cumin, coriandre peut-être, qui lui donne un aspect plus sombre et moins mat. La différence entre les deux jus s’accentue avec le temps, la nouvelle version devenant plus "propre" et fraîche et l’ancienne plus tourbillonnante, moins purement floral avec ses différentes notes, son côté médicinal et "mordant".
La nouvelle version ne me semble pas honteuse, loin de là, mais la touche épicée me manque, et le jasmin plus présent ne me captive pas. C’est un passage vers l’innocence, le voyage est moins exotique, l’ensemble est moins narratif, plus proche de ce qu’on peut sentir ailleurs en terme de fleurs d’oranger.
Finalement, cette comparaison me fait un petit pincement au cœur. J’avais beaucoup de plaisir à sentir cette fleur d’oranger sensuelle et intrigante sur certaines personnes. Bientôt ce sera une autre époque. Pourquoi pas, mais bon...