Maroussia
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Mais j’avais tout à fait compris, en prime ! Intellectuelle authentique et futée, que je suis. Ceci dit, la discussion « de basse-cour », j’en faisais partie. Je devais m’assurer que la honte ne rejaillît point sur ma personne, figurez-vous !
La question du prix... Et bien, j’irai jusqu’à dire qu’elle est centrale à toute critique d’un parfum aussi bon marché que Maroussia, justement. Que l’on soit riche, pauvre ou entre les deux, le fait est qu’un si joli parfum si coquin mais jamais vulgaire à un prix abordable pour un petit porte-monnaie, c’est assez rare pour en parler beaucoup.
J’ai suivi avec intérêt certaines de vos interventions lues çà et là sur le site, et je vous ai vu, oui, vous, quelquefois regimber un peu sur le prix de certains jus que vous jugiez exagéré ; d’un autre côté, vous et moi n’avons pas le même budget parfum (il faut qu’il me reste des sous pour mon budget livres) et je trouve ça passionnant qu’un objet d’art à la réception aussi subjective que le parfum entraîne aussi de vastes différences de perception quant au rapport qualité-prix...
Si vous préférez, avec un jus de chez Amouage par exemple, la question du snobisme ne peut pas se poser dans les mêmes termes qu’avec Maroussia. Je pense que c’est une discussion importante (parce que constante) en perfumisterie.
Gageons que la majorité des amateurs de parfum ne sera pas plus en mesure de se payer un extrait de parfum quelconque que bien des amateurs de vin de s’offrir un Romanée-Conti ; mais il existe de charmants vins de pays accessibles au commun des mortels sans être, pour autant, communs, vulgaires, bêtes ou ennuyeux : on déguste un parfum comme Maroussia aussi à hauteur de son propre rapport à l’originalité, à l’argent, au statut social... C’est infini.
La sociologie du parfum ! Elle mérite certainement d’être écrite. Sous-titre putatif : « de Maroussia à la Section d’Or » ?