Mathilde Laurent : « Avec l’Heure perdue, je voulais créer un parfum chimique avec une impression de parfum du XIXe siècle »
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
Rose ecchymose
Nouvelle saison
Hélichryse de la cinquantaine
Bonjour Garance !
Est-ce que je peux me permettre de vous donner un conseil ? Débranchez votre cerveau, allez sentir cette onzième heure, laissez la parler d’elle-même. Peut-être sa valeur intrinsèque non pas en tant que "manifeste" mais en tant que simple parfum saura vous convaincre. On peut être séduit -ou non- par le discours révolutionnaire (même si au final il ne l’est pas tant que cela), mais ce qui compte, c’est finalement quelque chose de très organique : quand je le sens, ce parfum, est-ce que je suis transporté-e ? Est-ce qu’il est beau ? Est-ce qu’il me donne envie de rire, de pleurer, de partir en vacances, d’aller en Russie, au Maroc, au Tibet ?
Et c’est là que le parfum prendra toute son importance. Un parfum synthétique ne sert à rien s’il n’est pas appréciable pour ce qu’il est, qu’il l’est seulement pour ce qu’il représente. Mais si à l’inverse, il se révèle tout aussi évocateur qu’un parfum "naturel" (kof-kof), s’il déclenche la même réaction émotionnelle, qu’il génère la même passion, alors c’est une victoire, qui ouvre un nouveau champ de possibilités et de liberté, pour le parfumeur comme pour le perfumista.