Habanita
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
il y a 3 jours
C’est un parfum que j’ai porté toute l’année 2015, j’en garde un très bon souvenir. Il sent très bon,(…)
il y a 2 semaines
Mon 1697 de Frapin lui fait de l’ombre, surtout sur les notes de fond.
Rose ecchymose
Nouvelle saison
Hélichryse de la cinquantaine
Bonsoir,
Une merveille, que j’ai sentie pour la première fois sur un homme, il y a environ 20 ans. J’ai essayé de le porter à l’époque, mais je pense que j’étais trop jeune... J’ai donc laissé passer un peu de temps, et j’ai retenté l’expérience. Toujours la même fascination, toujours cette même impression de remonter le temps, et surtout le plaisir égoïste de ne pas le sentir à tous les coins de rue.
Mais je pense qu’Habanita et moi, c’est "je t’aime, moi non plus". C’est un peu comme un amant beau, sombre, mystérieux, ensorcelant, mais...trop collant ! Ou encore ce même amant que forcément, on a envie de présenter à tout le monde (pour les mêmes raisons) mais que personne ne supporte. Je l’aime, pourtant ! Mais lorsque je le porte (j’ai essayé tous les dosages), il se rappelle à moi toute la journée en m’envoyant de trop encombrants sms olfactifs : "tu m’aimes ?", "tu fais quoi, là ? Tu penses à moi ?", "vivement ce soir, qu’on passe la soirée ensemble"... Mignon dans l’absolu, mais vite pénible quand c’est toutes les 4 minutes 30, au travail. Au travail ou dehors, c’est plutôt "il est beau ton nouveau mec, mais qu’est-ce qu’il est lourd !".
Bref, Habanita, pour moi, ça reste mon amant caché, celui qu’on ne garde que pour soi, qu’on ne présente pas aux amis, ni à la famille (il ne sera jamais le "gendre idéal" aux réveillons de Noël), celui avec lequel on se livre sans pudeur aux plaisirs de l’alcôve, l’odeur des corps se mêlant à celle de la cire des bougies qui coulent...
Un jour, peut-être, je le montrerai à tout le monde, sans peur des qu’en dira-t’on. Un jour, peut-être...
Curieusement ce soir, en fouinant dans mes "antiquités", je suis retombé sur un vieux flacon d’extrait de Must de Cartier (qui doit mûrir dans mes cartons depuis une vingtaine d’années), et qui, au premier pschitt, m’a soudainement évoqué Habanita. Mais un Habanita plus sage, un peu plus arrondi dans les angles. Peut-être qu’avec Must, je pourrai oser exhiber mon Habanita ! Affaire à suivre...