Sun
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Plus si affinités
Esprit clair-obscur
Rhubarbe sous acides
Ayant la chance d’être encore en terre germanique, je suis allée humer chez mon Douglas local Sun, dont la composition, la période de création - les années 80 qui ont produit de splendides créations parfumées aussi puissantes qu’originales - le descriptif me plaisaient beaucoup sur le papier.
Et un parfum d’été qui sort du schéma "agrumes" ou notes iodées, voilà qui est diablement intrigant. "Opulent" et "sensuel" pour le style. Tout un programme. Me voilà donc toutes narines en alerte humant profondément mon poignet que la conseillère de Douglas a généreusement aspergé de Sun. Et là, rien ! Je ne sens rien de rien. Serait ce mon nouvel essai de JS n°4 vraiment opulent pour le coup ou celui - proposé par la gentille conseillère - du flanker Sun shake très hespéridé celui-là qui ont complètement anesthésié mon odorat ? Je suis à deux doigts de penser que - ô misère - je l’ai peut-être perdu alors que la conseillère cherche à me rassurer en me précisant que ce n’est qu’une eau de toilette. Je lui demande à nouveau un pschitt sur l’autre avant-bras. Nouvelle pulvérisation toujours aussi généreuse. ... Danke schön ... et toujours rien enfin, non : je perçois un mince filet odorant plutôt fleuri mais surtout infiniment discret. J’aurais passé la journée d’hier à renifler mes avant bras et à éprouver toujours le même dépit. ... quand enfin, le soir, apparaît très timidement une odeur délicate, poudrée d’une infinie tendresse qui me ferait fondre. ... si seulement elle était moins ténue. Que dois-je en penser ? Est ce mon nez qui est défaillant ? Le testeur éventé ? Ou encore une de ces satanées reformulations qui a quasiment réduit à néant tout le charme de ce probablement très joli parfum ?