Soir de Lune
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Une petite prouesse que ce parfum naturel proposé par la maison danoise Porcelain.
il y a 4 jours
J’adore la note de vetiver dans ce parfum sa rajoute tellement une touche d’élégance
il y a 5 jours
C’est mon parfum signature. J’ai découvert cette maison tardivement. Je suis amoureuse de leur(…)
Poudre Baroque
Le conte est bon
Potion intime
Le lancement de Soir de Lune reste une véritable énigme pour moi. Nul autre que lui ne porte mieux l’épithète très galvaudé "opulent", tant on sent à la première molécule le prix d’un monde "fourrures-et-cigarettes" qui n’existe plus. De la manière la plus invraisemblable qui soit, il me donne l’impression que les responsables de Sisley n’ont pas vu passer les trente dernières années et sont restés enfermés dans un laboratoire pendant tout ce temps, tout occupés qu’ils étaient à trouver un moyen de répliquer à Opium, "petit joueur, va !"
Le résultat est tout simplement ahurissant : Soir de Lune hurle à la mort la (prétendue) richesse de celle qui le porte dans un véritable délire olfactif dont je ne vois pas très bien à qui il s’adresse aujourd’hui. La démonstration, qui dans son genre force le respect, tombe en effet comme des cheveux sur la soupe, un peu comme si un ingénieur sortait du bureau voisin du vôtre en clamant avec fierté qu’il vient d’inventer le répondeur téléphonique. C’est d’autant plus étonnant qu’entre-temps est sortie la très belle Eau du Soir, dont le propos assez proche est prononcé (c’est un comble de l’écrire !) d’une manière beaucoup plus subtile, si bien que son récent petit frère a tout l’air d’un dernier râle avant la fin... Formidable, au sens premier.
Je nuancerai l’avis de Jeanne en objectant que si Soir de Lune mérite au moins d’être salué pour la qualité de ses ingrédients et l’extrême soin de sa façon, emprutant tous deux à une école que plus personne ne suit depuis longtemps, son aspect bourgeois ultime dépourvu de toute forme de second degré n’a à mes yeux personne à conquérir car, contrairement aux classiques auxquels il s’apparente, sa nouveauté dans le paysage l’empêche de se targuer du charme familier du compagnon auprès duquel on a vieilli, et achève d’accentuer un décalage qui confine au malaise.