Angel
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Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
Les ailes du soupir
La fée noire
Verveine sereine
J’ai retrouvé récemment à la cave un flacon étoile non ressourçable qui m’a été offert avant le passage à l’an 2000.
Il était au deux-tiers vide et à voir la teinte pisseuse qu’avait pris le jus, je n’ai pu empêcher un haussement de sourcil sceptique quand l’idée m’est venue que je pourrais peut être le tester quand même.
On ne devrait jamais reculer devant ce genre de tentative.
Ce qui m’a sauté au nez, c’est une odeur chaude et gourmande, certes, mais miellée à souhait. Une note d’une subtilité que j’avais complètement oubliée puisque l’on continue à croiser Angel partout, mais sous ses horribles oripeaux actuels. J’avais perdu de vue qu’Angel avait pu, un jour, être presque élégant dans son outrance. Jouant à fond du paradoxe de la femme enfant (chocolat/sucre) mais femme fatale (avec un patchouli resplendissant). Tout juste comme la mode de Thierry Mugler.
C’est toujours avec un pincement au coeur que je remets le nez sur ces vieilles formules.