Penhaligon’s renoue avec l’aristocratie anglaise
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Si les notes vertes sont un terreau fertile de création pour la niche, chez la marque française Ānti, le terrain de jeu du Jardinier est figuratif et total.
il y a 2 semaines
Bonjour Adina76, Désolée pour la réponse tardive, je viens peu par ici depuis quelques temps.(…)
Plus si affinités
Esprit clair-obscur
Rhubarbe sous acides
Et c’est dommage, car le programme affiché par ce quatuor est intéressant. Remarquez aussi que les prix exorbitants s’accompagnent souvent de quantités mesquines. On ne propose pas 100 ml, mais 75, ou 50.
C’est intéressant, ce que vous dites sur la vulgarité, parce que ces collections, affublées de qualificatifs qui se veulent élogieux ("exclusifs", "private", etc.), flattent, par ces dénominations mêmes, et parfois par leur conditionnement , par l’obsession de la dorure (cf. le clinquant de certaines sorties récentes de M. Lutens), la vanité d’une certaine clientèle. On croirait entendre : "Ce motif léopard est pour moi, puisqu’il est cher !"
La clientèle-cible n’est pas ici l’amateur de parfum - quelles que puissent être les qualités, grandes ou non, des créations proposées - mais le parvenu, pour qui rien n’est jamais assez cher pour se convaincre qu’il est unique. Là n’est pas le moindre paradoxe d’une série de parfums qui se veulent un éloge de la noblesse... mais Balzac, Maupassant, Huysmans, Stendhal, ont assez décrit le phénomène, et l’on achète aujourd’hui des parfums comme on achetait des titres autrefois.
150 euros pour 100 ml d’eau de toilette ou d’eau de parfum (mettons à part les extraits) devrait être, pour toute marque respectueuse de sa clientèle, et a fortiori pour toute marque dite de niche, la limite infranchissable entre le bon et le mauvais goût.
Or le bon goût... voilà bien ce qui est véritablement distinctif.