Jardin Mystique
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Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
il y a 2 heures
C’est fascinant, vraiment, cette capacité à dénoncer la pédanterie supposée des « hipsters aux(…)
Les ailes du soupir
La fée noire
Verveine sereine
Et je le vois, un clair, un frais, un chaud vertige
Fait plier le branchage et ses bourgeons naïfs ;
Une vapeur d’extase émane des massifs ;
On sent irradier de la plus humble tige
Quelque parfum hardi, insistant, incisif...
La première odeur de Jardin Mystique m’a transportée dans le poème La Beauté du Printemps d’Anna de Noailles. Cet après-midi d’un dimanche 1er mai, je marche dans un jardin fleuri où tous, plantes et insectes, s’enivrent du retour du soleil. Le pollen de nouveau libéré dans l’air dense et lumineux après de froides et pluvieuses journées. Les fleurs blanches, le jasmin supplantant le muguet, sont bien là mais dans une tonalité plus chaude, plus sucrée comme enrichies des baumes suaves des fleurs des arbres fruitiers. Après plusieurs minutes de cette promenade voluptueuse, je finis par percevoir l’odeur de l’herbe foulée. Quelques heures plus tard, j’entre dans une chapelle abandonnée où cesse la saturation d’odeurs, de lumière et de bourdonnements. Au repos, j’hume alors un fond de parfum boisé, un reste de santal, comme le souvenir d’un culte d’antan. Et je saisis enfin pourquoi mon jardin est mystique.