Alaïa
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Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
Les ailes du soupir
La fée noire
Verveine sereine
La fragrance s’ouvre sur un accord frais, presque glacé très agréable. Puis des notes épicées, boisées font leur apparition apportant un peu de chaleur. Quasiment simultanément, je perçois la "fraîcheur marine" pour reprendre vos termes Jeanne. Je ne la trouve pas "minérale" non plus. Elle est baroque au sens du classement de Jean-Claude Ellena, elle prend un certain espace, peut être un peu trop. Une minéralité du genre de celle de l’Eau de Rochas aurait été plus judicieuse et se serait mieux fondue au parfum. Puis le fond s’animalise avec une sensation de daim. Cela reste discret, car je m’attendais à ce que ce fond ressorte plus, mais ce n’est pas pour me déplaire.
Je porte Alaia aujourd’hui. Ce parfum est une sortie intéressante en ce sens qu’il n’est ni sucré, ni gourmand et surtout il est discret. Dans son ensemble, je serais tentée de lui mettre 3 étoiles. En revanche, je pencherais pour 2 étoiles en raison de la césure produite par la note "aquatique" pas très heureuse.
Un mot sur le flacon. Je le trouve trop oriental pour le jus qu’il contient. Le bouchon doré en forme de dé est un peu "too much".
Vous l’aurez compris, cet éponyme donne du fil à retordre.