Panorama
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Il orchestrait depuis près de 30 ans la collection de parfums de la maison de mode japonaise Comme des garçons. L’artiste pluridisciplinaire Christian Astuguevieille est décédé hier.
Bons baisers d’Italie
Café irisé
Baume d’ambre
Bien, bien, j’arrive, je me lance... pour moi aussi, première critique, en néophyte il faut le dire : je ne connais quasiment rien aux parfums dits "de niche", et je ne dispose pas d’un lexique de pro.
Allons-y carrément : je ne me suis pas risquée à m’envelopper de Panorama.
Pourtant j’aime les parfums verts, et celui-ci, dès l’ouverture, tonitruante, à l’assaut de mes naseaux, m’intrigue favorablement : vert, oui, mouillé, piquant, une herbe grasse. Immédiatement émerge l’évocation fugace d’autres parfums : quelque chose de J L Scherrer 1, de l’Eau du Sud d’Annick Goutal et de l’Eau Fringante d’Orsay ( introuvable aujourd’hui, et que je connais depuis l’enfance), bon passons, décidément j’aime plutôt bien cette franchise tonique, cette densité végétale qui se double de quelque chose de très astringent s’arrondissant à l’évolution. Peu ou pas de fleurs dans ce panorama mais des senteurs d’agrumes confits (orange amère) ou plutôt de kumquat, tandis que s’impose à mon esprit la consistance d’une pâte d’amande jaune pâle lactée ( allez savoir...) un coeur sucré, oui, on dirait. Quand le parfum s’est enfin assagi sur mon poignet, monte un truc qui ressemble à ce que l’on sent, au mieux dans un jardin maraîcher, au pire dans une cuisine où mijote une soupe de pois cassés... aïe, aïe, aïe ! Là, je peux dire que je n’y suis plus ! L’aspersion restera modérée, je n’ai pas envie d’y retourner ; pour info, il est en effet plus de peau que de sillage, et il possède une réelle ténacité.
L’enthousiasme que j’ai lu ici et là me pousse à me demander si je ne passe pas à côté d’un grand cru... mais, affaire de peau et de nez, tout comme de subjectivité...
Quand à parler d’originalité, je veux bien, mais ce Panorama me laisse quand même une impression de déjà-vu du côté de certaines fragrances masculines des années 70.
Pour finir, et pour rire un peu, disons que Panorama débouche sur une cuisine sur cour où persiste une odeur de pois cassé et de savonnette "pour homme".
Rien de vraiment panoramique.
Je remercie auparfum de sa proposition, j’ai beaucoup apprécié l’exercice. Pour autant, écrire sur un parfum qui vous emballe si peu que vous en limiterez le contact à quelques millimètres de peau est un exercice plus ardu qu’il y paraît, quoique tout à fait passionnant.