1697
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Lorsque Marc-Antoine Corticchiato décide de travailler une matière aussi évidente que la vanille, on pressent le pied de nez aux milliers de pastiches gourmands et sucrailleux.
hier
Bonjour à tous, je crois bien que de toute ma vie d’amoureuse du parfum, Lilith est la plus(…)
il y a 4 jours
Bonjour, Merci beaucoup pour votre message et pour l’attention que vous avez portée à mon(…)
il y a 5 jours
Bonjour ☺️ Je trouve le commentaire de Blanche Dubois sur votre article Le Top 2025, brillant(…)
Les ailes du soupir
Verveine sereine
Rayon de musc
Bonsoir Jeanne. Plaisir de retrouver ici un de mes Frapin préféré dont vous décrivez si bien les notes liquoreuses. J’ai souvent évoqué ce 1697 sur Auparfum car j’avais eu la chance de découvrir sa toute première concentration lors d’une démonstration à Bruxelles. Edité à je ne sais plus combien d’exemplaires, ce premier cru était plus intense encore, et beaucoup plus cher, que la version actuelle que je possède.
1697 est bien plus qu’un gourmand, comme le dit si bien Opium. A mes yeux, il s’enrichit de tant de notes épicées, boisées et même orientales que je l’appellerais gourmand gourmet ! Son côté rhum-cognac en font un parfum supérieur : presque un art de vivre. On est dans un bureau lambrissé *, par un soir d’automne, confortablement installé dans un fauteuil club ou chesterfield, un verre d’alcool à la main et les yeux fixés sur le feu ouvert dont les chenets scintillent. Derrière nous, débordante de livres rares, récits de voyages, romans initiatiques, mémoires, vieux atlas, la bibliothèque se fait l’écho des crépitements du feu et soudain, de l’effondrement d’une bûche... Un album de photos anciennes, resté ouvert sur la table en palissandre, nous a replongés dans une époque, pas si éloignée, où l’on voyageait plus souvent et où l’inconfort de l’aventure ne nous faisait pas peur. Il ne tient qu’à nous d’enfiler notre pelisse et d’aller chez notre meilleur ami voisin pour s’enivre avec lui ou pourquoi pas, lui proposer un séjour dans les îles lointaines, voire un formidable tour du monde... et re-découvrir tout un univers à la Jules Verne.
Il y a une ligne gourmande-épicée orientalisante, franche et très lumineuse que j’adore, assez typique de l’infatigable Duchaufour (et tout à l’opposé de l’art d’un Ellena) : fil conducteur que je sens dans Traversée du Bosphore (2010), dans 1697 (2011), dans Trayee (2012) et dans le tout récent, et plus miellé que vanillé, Or du Sérail. Et vous avez raison Jeanne de citer le très proche Vanille absolument
* Frapin a d’ailleurs commercialisé il y a deux ou trois ans une bougie appelée Bureau ou quelque chose comme ça, qui pouvait rappeler 1697 mais avec une note prononcée de cuir, encens et cendres.
Ce parfum me fait saliver oui, rêver et surtout voyager, peut-être même plus que Caravelle épicée. Je me permets de faire un copier-coller de ce que j’en disais l’automne dernier lors d’un échange avec Opium et Alia, le 17 novembre précisément.