La Panthère
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La rose bien verte fait partie des plaisirs immuables de la parfumerie. Capitalisant sur ce canon, Love is coming… Chapter II sonne comme la promesse d’un renouveau.
il y a 21 heures
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Ma première rencontre avec la Panthère fut un acte manqué. Enthousiasmée par les éloges des auparfumistes, je m’étais précipitée chez Cartier à l’époque de sa sortie. Je pensais que la création me plairait, sa métaphore féline avait tout pour me séduire, en grande admiratrice des chats, ça tombait sous le sens. Plus encore, la promesse de notes fruitées et musquées m’intriguait au plus haut point. Un coup de foudre à tous les coups, voilà ce à quoi je m’attendais.
Et puis non.
Je restais insensible à son charme, à cette Panthère, je m’attendais à autre chose. Trop doux ? Pas assez sauvage ? Trop différent de mes espérances ? Je ne sais pas. Toujours est-il que mon échantillon fut rangé dans une boîte dédiée, et j’ai arrêté d’y penser.
Mais quand même.
Je me suis remise à farfouiller dans ma caverne parfumée, plusieurs mois plus tard, à la recherche d’une nouveauté, d’une fragrance inhabituelle qui sorte du lot de ce que je porte habituellement. Entre Santal Majuscule et Jardin en Méditerranée,en passant par Fracas, je suis retombée sur elle. La Panthère oubliée. Je me suis rappelé cette rencontre décevante, mais aussi le ravissement des perfumistas à son sujet. Il fallait lui donner sa chance, ça aurait été dommage de rester bloquée sur une impression hâtive.
Sans trop y croire, je l’asperge sur mon écharpe avant de partir quelques jours en voyage. Dans le train, j’enfouis mon nez dans le tissu, je hume l’odeur qui s’en dégage et là.... doucement, je me laisse séduire. Par la douceur envoûtante et harmonieuse de la fragrance, qui évolue magnifiquement dans un accord floral poétique et réconfortant. Non, ce n’est pas un fauve agressif et dominateur comme j’avais pu le croire au début, pas une panthère sauvage et dangereuse, mais plutôt un grand chat souple et délicat, animal certes, mais tendre et affectueux.
Aujourd’hui, la Panthère me plaît, elle m’apaise et je me sens bien avec elle.
Cela valait la peine de s’accrocher, aller au-delà de ce premier sentiment pour tenter de la comprendre et de l’apprivoiser.