Impressionnisme et mélancolie
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Lorsque Marc-Antoine Corticchiato décide de travailler une matière aussi évidente que la vanille, on pressent le pied de nez aux milliers de pastiches gourmands et sucrailleux.
hier
Bonjour à tous, je crois bien que de toute ma vie d’amoureuse du parfum, Lilith est la plus(…)
il y a 4 jours
Bonjour, Merci beaucoup pour votre message et pour l’attention que vous avez portée à mon(…)
il y a 5 jours
Bonjour ☺️ Je trouve le commentaire de Blanche Dubois sur votre article Le Top 2025, brillant(…)
Les ailes du soupir
Verveine sereine
Rayon de musc
Iris Silver Mist n’est pas un parfum impressionniste, et j’ignore pourquoi il a été conseillé dans ce cadre. On est bien davantage dans l’expressionnisme allemand, à la Murnau. J’imagine très bien, dans Nosferatu, eine Symphonie des Grauens, le comte Orlok s’en imbiber avant d’aller sucer son sang (il faudra qu’il fasse vite d’ailleurs).
De plus, je ne lui trouve hélas rien d’extraordinaire : la première demi-heure est très prenante, puis cela tombe ensuite dans la carotte râpée aromatisée à la violette sur fond de pommes de terres fraîches coupées en tranches, et c’est d’une chiantise radicalement absolue, selon moi. Ce n’est ni impressionniste, ni mélancolique : c’est au mieux abnégationnel.
Mon conseil (à prendre avec circonspection) : le parfum typiquement "impressionniste", si toutefois cela signifie quelque chose dans ce domaine, en tout cas qui démarrerait comme "La Mer" de Debussy pour finir dans une partition plus abstraite, telle que "Jeux" du même compositeur, c’est 31 Rue Cambon ! Au début, il pourra vous paraître très "femme" voire "matrone" dans son évolution très "grosse prune à faire venir un essaim d’abeilles", une fois passé le sublime nuage de bergamote saupoudrée de poivre, duquel surgit un iris flamboyant (puis terreux sur la fin). L’ensemble réagit différemment dans les effluves dégagées, néanmoins, lorsque l’on ne s’évertue pas à vouloir le sentir à même la peau. Puis au bout de plusieurs et longues heures, c’est une sorte d’ambré sec léger très abstrait (il me rappelle en mieux selon moi à la fois le fond de Mitsouko – alors qu’il ne contient pas de mousse de chêne –, et celui de L’Air du Désert Marocain dans ses derniers balbutiements). De plus, cinq sprays alimentent une journée entière (il se comporte davantage comme une eau de parfum concentrée sur ma peau). Bref : une merveille impressionniste !