Auparfum

Episode 9 - Troisième Partie : Sous le Vent

20 août 2014, 18:15, par Opium

Bonjour encore à tou(te)s.
Denyse, je te remercie grandement d’avoir bien voulu participer à cette série et d’avoir sacrifié du temps de baignade et bronzage pour te vaporiser de la bergamote "sans épilation brésilienne" pleine de bergaptènes qui adorent s’associer au soleil pour faire pleins de "jolis" trucs bien sympas sur la peau...
Et, merci surtout d’avoir mené tes recherches aussi sérieusement.

La trouvaille de Denyse nous a tou(te)s tellement surpris(es) que chacun(e) y a été de sa propre vérification et constatation. Ainsi, le chypre aromatique de Guerlain de 1934 posséderait suffisamment de traits communs avec les "néo-colognes 60’s" et surtout l’une d’entre elles, qui tient lieu de chef de file, pour interpeller. Et, pour ainsi dire, personne l’aurait remarqué jusque-là... ?

Bah, ouais, Denyse a vu juste, et c’est assez dingue car cela est passé sous le nez de nous tou(te)s ! Elle a montré des talents d’excellente inspectrice donc ! ^^
Les contours d’Eau Sauvage se dessinent déjà dans le parfum de Guerlain des années 40.
Nous ne saurons jamais si, effectivement, Edmond Roudnitska a pu être influencé par la création de Jacques Guerlain. Et, cela, pour plusieurs raisons : car il a pu de manière sincère ne pas en être conscient (combien de fois avons-nous l’impression d’avoir une idée neuve alors qu’il s’agit de la digestion mentale de tout un ensemble d’idées piochées par ci et par là...) ; quand bien même il en aurait été conscient, les références et la documentation étant très minces, trouver des sources fiables relève de la quête impossible à satisfaire... ; enfin, quand on connaît la mauvaise foi de Roudnitska quant à la parenté, pourtant évidente !, entre "son" Femme et le Mitsouko de Guerlain, admettre une parenté entre Sous le Vent et Eau Sauvage me paraît hautement improbable. Pourtant, il suffit de sentir, durant l’envol des notes de tête agrestes et zestées du parfum de cette saga, cela "saute au nez" ! ;-)

À propos de l’intemporalité, mon avis rejoint celui de Denyse. En revanche, une chose sûre selon moi, c’est que, probablement, Sous le Vent sera arrivé trop tôt, et, comme la parfumerie est aussi un commerce, le timing ne pardonne pas. Ne pas être dans le "bon timing", c’est être condamné à l’oubli malheureusement. Innover trop tard est un malheur, innover trop tôt est une erreur (non-voulue) également.

Encore un grand merci pour ces réflexions sur l’appréhension d’un objet (artistique) dans le temps, pour cette comparaison inattendue et qui semble si flagrante aujourd’hui alors qu’elle n’existait pas hier, et pour le plaisir de cette lecture tout bêtement ! ;-)
À très bientôt...
Opium

Ps : Et, comme chaque mercredi, la suite, c’est très bientôt...

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