Œillet Bengale
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Après plusieurs collections fastueuses auxquelles Serge Lutens nous a accoutumés, le « Royaume des lumières » arrive dans l’empyrée de la maison.
il y a 4 heures
Oui, apres tout, on s’en fou de qui est riche ou pas, je vais pas être hypocrite, je n’ai rien(…)
il y a 16 heures
Ça fait plaisir de te lire dans un ton plus détendu. Clairement, c’est toujours mieux les échanges(…)
hier
Je connais de nom seulement DS & Durga. Je viens de jeter un oeil à Brown Flowers sur(…)
Narcisse radieux
Les ailes du soupir
La fée noire
J’essaye cet Oeillet Bengale depuis quelques jours et j’admire l’exercice... sans cependant adhérer totalement au parfum !
L,’intelligence du travail est sans faille : cette diversité d’épices en tête est incroyable, et je pense que c’est toute cette assemblée de notes épicées qui permet de renouveller un genre assez poussièreux et difficile à reconstruire, l’oeillet. Puis vient toute la floralité qui est intéressante, mais ne me plait pas forcément : ce qui s’avère être la rose (essentielle pour les accords oeillets) s’apparente plus à une pivoine. Et je n’aime pas l’odeur de la pivoine : odeur d’eau croupie, vieille fleur séchée vestige d’une maison depuis trop longtemps désertée en vitesse et boue verdâtre, la fleur ne résonne pas vraiment positivement en moi. A cela vient s’ajouter une sécheresse boisée qui permet de diffuser la note et de lui donner de la dimension, mais en bloquant par la même occasion une respiration et une luminosité que j’aurais personnellement préférées.
Néanmoins, ce parfum a le mérite d’être bigrement intéressant pour notre époque torturée par les réglementations, et surtout, c’est un parfum vraiment abouti, propulsant Aedes de Venustas au rang des marques de niches les plus prometteuses de ces dernières années. Une telle constance dans la créativité et l’aboutissement de chaque nouveau parfum est vraiment à souligner. En plus de cela, les références sont belles : si le lien avec le Vitriol de Lutens est à faire pour voir deux traitements, olfactivement on se rapproche plus des oeillets d’antan, surtout avec celui d’Opium selon moi (ce qui justifie le parallèle que fait Opium-pas-le-parfum avec Shanghai Lily de Tom Ford).