Auparfum

Etat Libre d’Orange annonce la Fin du Monde

12 novembre 2013, 00:55, par CuirFélidé

J’étais présente pendant la soirée d’inauguration du jeudi 7 novembre. Drôle d’expérience, aussi j’ai été confrontée à un énorme sentiment de malaise.

Je salue l’initiative Etat Libre d’Orange d’avoir diminué l’épaisseur prévue car, ayant senti avant les vacances d’été le prototype défini, il s’avère que le parfum présenté jeudi dernier était beaucoup moins écoeurant que ce qu’il devait être.
Néanmoins, bien que pas si désagréable, il reste encore incroyablement lourd.
L’intérêt olfactif, résidant principalement dans les premières minutes où un bel iris croquant et un effet carotte se mêlent à un santal mi crème mi pétard, se perd au fur et à mesure pour ne laisser qu’un beurre compacte.

Malgré mon point de vue sur ce nouvel opus, je ne veux pas fusiller le travail de Quentin Bisch.
Je ne suis pas étudiante à l’ ISIPCA, je n’ai pas non plus d’ami dans cette école. Mes connaissances se résument à mes évocations personnelles et mes émotions. Aucune prétention donc de pouvoir juger l’élaboration de ce parfum, je serai incapable d’en faire un.

Pourtant, ce soir là, je me suis pris une claque. Et ce n’est pas tant le parfum qui me l’a procuré mais un tout que je ne veux plus revoir. Une boutique se résumant à des sonos assourdissantes, une moitié de personnages étalant leur sciences moléculaires avec condescendance sans passion dans le regard, et une vision de la parfumerie extrêmement stylisée et sans aucune poésie.

Je suis partie aussi vite que je suis venue. J’ai ainsi rapporté avec moi une touche de Fin du Monde qui n’a jamais aussi bien porté son nom, la désagréable impression de ne pas être à ma place et le constat écrasant que la démocratisation de la parfumerie de niche n’a fait qu’empirer les choses en donnant accès à des individus la transformation de cet art en surenchères du style.

Emeline

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