Parfums à voir & à lire
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Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
il y a 9 heures
Au fond quand on n’a ni talent, ni charisme, ni même une once d’originalité, il ne reste plus qu’à(…)
Les ailes du soupir
La fée noire
Verveine sereine
Proust a déjà été évoqué à maintes reprises ici et j’espère ne pas répéter ce qui aurait déjà été écrit, mais voilà : j’ai, plus jeune, essayé deux fois de me mettre dans La recherche... mais n’y suis jamais arrivé. Je viens d’entamer une nouvelle tentative qui s’avère, dès les premières pages, la bonne : je sens déjà combien ce roman qui m’a longtemps résisté va me porter, et le plaisir en est d’autant plus grand.
J’achève ce soir l’épisode fameux de la madeleine, et je ne peux résister au plaisir de recopier ici cette phrase sublime qui, je crois, fonde la raison pour laquelle je suis tant attaché aux parfums. La voici : "Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir." C’est tellement beau !