L’Heure Bleue
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
il y a 1 semaine
Mon 1697 de Frapin lui fait de l’ombre, surtout sur les notes de fond.
il y a 1 semaine
Il est très beau, je l avais reçu pour mon anniversaire au printemps dernier . Simple, élégant,(…)
Rose ecchymose
Nouvelle saison
Hélichryse de la cinquantaine
Il est certain, Barmassa, que ces créateurs avaient à l’esprit la "femme éternelle", ou bien encore une femme bien précise ; c’est cette muse qui les guidait, cette féminité qu’ils voulaient servir. Si un homme s’approprie aujourd’hui ces parfums, c’est peut-être qu’il voit en eux des oeuvres d’art, des spectacles olfactifs auxquels il veut s’inviter. Il faudrait alors distinguer le parfum-peau - qui n’est pas forcément "de peau" -, mixte ou masculin qui seconde l’image que nous nous faisons de nous-mêmes, et le parfum-objet, féminin que sa genèse rend distant, fuyant peut-être, mais que nous ne nous lassons pas d’admirer, quitte à le porter. Le premier est l’intime compagnon de notre virilité, le second, l’image idéalisée de l’éternel féminin.
Mais ce faisant, nous contribuons aussi à modifier les codes culturels. Le parfum-objet peut glisser, à mesure que nous le portons, dans notre giron. Il se mêle à notre peau d’homme, y réagit à sa façon, et se voit annexé - à son corps défendant ? - à l’univers masculin auquel son créateur ne le destinait pas. La rose, le jasmin et l’ylang que nous admirions comme un rêve inaccessible s’intègrent à notre bande originale olfactive, et d’objets de désir, de délire ou de fantasme, deviennent nos très coopérants auxiliaires.