34 Boulevard Saint-Germain
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Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
il y a 2 heures
Au fond quand on n’a ni talent, ni charisme, ni même une once d’originalité, il ne reste plus qu’à(…)
Les ailes du soupir
La fée noire
Verveine sereine
En fait j’ai l’impression que tout le monde est tombé dans le gros panneau bien visible, fluo et clignotant de ce parfum.
Cette nouvelle création de Diptyque, c’est avant tout un concept. Une idée plutôt originale : capter l’odeur, l’ambiance olfactive de la boutique mythique du 34 Boulevard Saint-Germain. Un concept pas tellement marketing je trouve, et qu’aucune autre marque n’avait jusqu’alors expérimenté.
Les attentes des perfumistas semblaient bien loin du résultat proposé, espérant quelque chose d’inspiré, un nouveau voyage exotique comme Diptyque sait si bien les faire…
Pourtant tout était clair dans le communiqué de ce parfum anniversaire : un parfum d’ambiance, très technique, et sans âme – ou du moins celle de la boutique. Un concept clairement voulu et assumé par la marque.
Et le résultat est bien là, à la hauteur du concept : un parfum d’ambiance, pot-pourri olfactif. Ni plus, ni moins. Le bois, les épices, les différents parfums et bougies de la marque. Tout est là. Réaliste, puissant, saturé, brouillon, fatiguant même. Mais réaliste.
Alors oui, l’idée même de ce concept peut sembler assez tordue. Qui voudrait se parfumer avec un parfum d’ambiance de boutique ? Et ce côté "best-of" pot-pourri brouillon peut clairement déranger, on est bien d’accord. Et pour être totalement franc, je ne l’aime pas et je le trouve totalement importable.
Mais ça reste cohérent avec le concept initial, et sans compromis du genre « on va ajouter un peu de ceci et enlever cela pour alléger et le rendre plus facile à porter/vendre ». Pour le coup je trouve cette démarche bien loin de répondre à des critères marketing.
Viendrait-on reprocher au M/Mink de Byredo de sentir l’encre de Chine ? À Sécrétions Magnifiques de sentir… les secrétions ?