Habanita
par -Liu, le 4 novembre 2016
Rien ne nous approche plus de l’envoûtement irrésistible que ce parfum exerçait lorsqu’il était produit il y a une vingtaine d’années. Je porte depuis deux jours, et assez généreusement, je dois dire, la pâle copie que me vend Molinard datée d’il y a cinq ans. Celui que l’on trouve sur les sites marchands de nos jours. Je sens bon. C’est tout. C’en est presque douloureux. C’est le parfum d’une fraise Tagada lorsque l’on voudrait des gariguettes en pleine saison. Celui d’un paquet de sucre Vahiné alors que l’on voulait promener son nez au dessus des bocaux de toutes les gousses de Roellinger dans son épicerie, là-bas, à Saint Malo. Une dilution de l’automne.
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