Iris Médicis intense, voyage en Toscane avec Nicolaï

par Petrichor, le 29 juillet 2023
Bonjour Fabien :)
Il y a "gourmand" et "gourmand". Ce mot n’est pas une insulte. C’est même tout naturel de faire un iris gourmand. Ce serait même dur de faire autrement ! :D
En fonction de l’extrait naturel d’iris utilisé, il y a des amorces pour des effets...
d’onctuosité beurrée,
de fraîcheur de mie de pain (ici l’option néroli),
de riz poudré à la façon de la poudre de riz (... ou d’amandes),
des facettes de pomme de terre crue,
de pâte à modeler play-doh (plutôt un défaut),
des effets baumés de stick à lèvre au benjoin...
Et comme les facettes "iris" et "violette" sont cousines, on peut facilement greffer des fruits rouges, ainsi que les muscs blancs modernes qui s’accordent bien avec les baies.
La mode du gourmand, apparu au tournant des années 2000, sert plutôt à désigner la surdose d’éthyl maltol, et les fruitchoulis.
Le premier est l’ingrédient "barbe-à-papa". Le deuxième est un accord structurés verticalement sur des fruits rouges et du patchouli. Il séduit et semble raffiné dans les premières secondes, mais peut devenir extrêmement bruyant et lourd après. Bref il se et se vend très (trop) bien, et c’est devenu un poncif.
Mais il existe aussi beaucoup d’auteur.e.s qui ont le talent de faire des fruitchoulis qui restent beaux, captivants et équilibrés pendant toute leur évolution. Le fruitchouli n’est jamais qu’une des réincarnations de l’accord "rose + patchouli", et cet accord est pluriséculaire.
Il ne faut pas oublier que, depuis l’invention de la parfumerie moderne, 90% des parfums ont la main lourde sur la vanille. Et les 90% des iris, y compris les plus beau, utilisent ce ressort.
Dans toute composition, il y a une contrainte à équilibrer le contraste entre les notes "mangeables" et les notes "immangeables" sur toute la durée du parfum. Par exemple, on marie souvent la vanille à des notes fumées et sèches, pour éviter de tomber dans l’effet raplapla d’une crème anglaise mauvaise.
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Oups, il FAUT tuer Birgitt H... Ah, cette écriture automatique !