Sephora, Marionnaud, Nocibe... et les autres

par Farnesiano, le 2 novembre 2013
La démocratisation du parfum, poussée par une publicité outrancière, sa "dé-luxualisation", le besoin créé chez le consommateur de contrecarrer la morosité d’une époque en crise et en pleine déprime en s’offrant facilement un (faux) luxe, font que rencontrer une personne qui ne se parfume pas devient chose rare (sans même parler des déos parfumés). Donc, aujourd’hui, tout le monde est sensé se parfumer. Dans ce contexte, quelle éducation au parfum, au luxe, aux choses belles et rares, à la notion de création ? Autrefois, une mère achetait, si elle le pouvait, un Guerlain et elle était sûre d’avoir un BON parfum. Et son amour du bon et beau parfum se transmettait fatalement à sa fille. Beaucoup d’entre nous ont découvert cet univers grâce à maman ou à une tatie (voire à papa parfois), qui portait Jicky, Femme de Rochas, Cristalle ou Habit rouge. Avec un peu moins d’argent, on s’achetait Fidji ou Soir de Paris. La majorité des acheteurs actuels veulent s’identifier non au parfum en tant que tel mais aux égéries qui les vantent-vendent (stars du cinéma ou de la chanson). La méconnaissance des jeunes vendeurs et vendeuses des hypermarchés du parfum ajoute au drame ! Massification des tendances et des goûts. Il faut un sacré culot (mais pas nécessairement un gros portefeuille) pour aborder des parfums plus complexes ou simplement différents (Encre noire, Ferré for men, Eaux des beaux, L’Eau d’Iparie, ou une Cologne Roger&Gallet). Les bas-étages semblent réservés aux fidèles de tel ou tel parfum qui finira par disparaître. J’en reviens à la formation, vachement incomplète ou simplement commerciale, des vendeurs et des vendeuses qui doivent vendre avant tout leur nouveau D&G ou le dernier Paco. Ils fourrent ensuite dans votre sac des échantillons du même acabit. Et le cercle devient vicieux...
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