Selfie

par Raphaëlle , le 22 octobre 2015
Bonjour à tous, et mille fois merci à Au Parfum de m’avoir permis de tester Selfie !
Je trouve l’exercice très intimidant, mais je me lance.
Avant même de parler d’odeur, je tiens à dire que je n’aime pas le nom. Mais alors pas du tout. Il ne m’évoque rien qui me donne envie d’y plonger (à l’inverse de "Lumière Blanche" ou "Chambre noire"... beaucoup plus poétiques à mon sens... mais je m’égare !).
Selfie me pose un petit problème, car entre la première fois où je l’ai senti et aujourd’hui, mes impressions ont radicalement changé.
Premier essai. Je pschitte. Première impression, c’est très très alcoolisé, ça pique presque au nez, mais ça n’est pas trop astringent non plus. C’est vif, frais mais liquoreux et l’odeur m’évoque déjà des épices (quelque chose de poivré... comme si on pouvait distiller du poivre en fait) et une impression de résine qui brûle au loin. Ce qui m’est venu en tête, c’est une odeur d’huile de cade qui pour une fois sentirait bon...
Puis, une fois les notes alcoolisées de tête passées, j’ai une impression vraiment très cuirée. Étrangement, lors de ce premier essai, c’est à Bel Ami d’Hermès que j’ai pensé. Cet effet cuiré, qui se draperait de fumée de résines/d’encens et de miel de châtaigne un peu sucré et roussi, est assez monobloc et linéaire, et plutôt très présent.
Mais rapidement il s’essouffle, et bien que pas vraiment conquise par l’odeur, je suis déçue qu’elle se fasse la malle si vite. Reste alors sur ma peau quelque chose qui cette fois me rappelle ce qu’il me reste de Lumière Blanche après des heures et des heures. Quelque chose d’assez masculin, peu sucré, plutôt mousse verte mais sec.
Cependant, ces impressions du premier essai se sont étrangement transformées au fur et à mesure des essais suivants. Je ne retrouve plus cette impression cuirée qui me semblait si frappante au début. Et ce parfum qui me semblait plutôt masculin m’apparait désormais beaucoup plus féminin, plus rond, plus sucré et moins sec, surtout en note de fond. Et alors que j’ai d’abord trouvé qu’il s’essoufflait vite, il me surprend finalement à se rappeler à moi bien plus souvent et plus longtemps que je ne pensais (pour peu que la peau sur laquelle il est se réchauffe, même si c’est par de l’eau chaude...).
Je l’aime bien. Il m’intrigue et me laisse un peu perplexe... car j’ai du mal à le comprendre. Il me donne un peu cette impression de parfum qui demande un petit temps pour être apprivoisé et bien compris, comme certain Lutens par exemple (il m’a fallu de nombreuses tentatives pour commencer à y voir clair dans Serge Noire). Mais pour le moment, même si je prends plaisir à le porter ces jours-ci et à demander leur avis à mes proches, j’avoue ne pas m’imaginer en achetant une bouteille.
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