Selfie

par ecaille, le 21 octobre 2015
Bonsoir, j’ai reçu un échantillon... et j’aurais dû me méfier du nom du parfum... que je n’aime pas du tout...
Pour résumer, mon nez néophyte a furieusement réagi :
1. Aaaaatchoum !!!
2. pouahh...
3. ahhh bien ! ça disparaît bien vite... ouf !
Traduction : la première impression est vive, très épicée, sèche, et en ce sens, très "moderne". On aime ou ... pas... Désolée, mais moi c’est "ou pas".
C’est là que l’allusion au fameux selfie prend toute sa mesure : il s’impose et ne donne pas dans la demi-mesure. Il ne cherche même pas à séduire, il ne s’adresse qu’à lui-même. Une impression de mise en abîme de la notion de parfum, ce qui correspond en l’occurrence à une composition qui ne se décompose pas mais qui doit s’appréhender dans sa globalité. J’avais réussi dans certains parfums à identifier la tête, le coeur, le fond... mais là on se prend LA note composée en pleine poire et il faut s’y faire. Je n’ai pas su la décomposer. Sans aucun doute des épices, puis poivre, santal, une vague évocation de fleur(s). Mais rien d’oriental qui signifie pour moi un parfum qui captive, séduit, prend son temps pour nous emberlificoter dans son sillage, avec des allures ambrées, sucrées, roucoulantes, ronronnantes comme un fauve aux yeux à demi ouverts. Rien de tout ça ici, la note arrive aussi vite qu’un... selfie dans un tweet, dans l’urgence... et s’en va aussi vite qu’elle est arrivée.
J’ai dû presque vider le flacon pour tenter de capter l’expression du sillage... mais point de sillage sur ma peau. C’est là que j’aurais aimé un peu plus de ténacité dans le parfum pour apprécier un "parfum de niche", dans l’élégance du sillage. Sans doute trop habituée aux parfums orientaux et sucrés (beaucoup de parfums actuels le sont effectivement), j’ai eu beaucoup de mal avec celui-ci, et ne l’ai pas du tout trouvé sucré.
Finalement, il porte bien son nom, Selfie, brutal, égocentrique, étonnant, mais aussi fugace. Pour ma part, il me correspond tellement que je ne retrouve même plus chez moi le flacon presque vide. Ahhh, lapsus, quand tu nous tiens... !
Donc, si je le retrouve et qu’en le testant de nouveau je change d’avis, je vous tiens au courant, promis !
Votre réponse
à la une
Lilith, sombre héroïne - OzParfum
À l’occasion des vingt ans de sa société de création Osmoart, Pierre Bénard compose un soliflore, hommage très personnel à cette matière hypnotique et précieuse qu’est la tubéreuse.
en ce moment
il y a 23 heures
J’ai testé hier Shalimar L’Essence... Bof, une vanille assez médiocre à mon nez, saturée de muscs(…)
Dernières critiques
Shinanay - Nishane
Gardénia de haut en bas
Elisa - MarieJeanne
Bonbon solaire
Colonia il Profumo - Acqua di Parma
Faits et zestes









il y a 4 minutes
Je viens d’acquérir l’eau de parfum et numero de formule 19920 (avec oak moss) et pas la 19220.(…)