"J’ai ce mot sur le bout du nez", ou pourquoi il est si compliqué de parler des odeurs

par Neo, le 24 novembre 2014
Bonsoir Opium, c’est intéressant que vous souligniez le fait que certains jeunes sont incommodés par les hespéridés, car même s’ils sont employés la majorité du temps dans les notes de tête pour souligner une ouverture fraîche, ils peuvent effectivement évoquer suivant comment les agrumes sont travaillés un ton plus classique avec l’ajout de différentes matières, je pense par exemple à l’orange douce qui donne un côté classique et même un peu sombre une fois mélangée à de la bergamote, du citron et de la lavande par exemple. Dans les déo je pense que c’est l’utilisation massive de coumarine qui plait aux ados, ce côté frais qui reste looongtemps, mais certaines matières synthétiques employées doivent apporter un liant dans la fabrication pour perdurer cet effet, vous devriez en savoir plus sur le sujet que moi... Pour Bleu, je ne sais pas si vos propos s’adressent qu’au marché asiatique, mais chaque fois que je l’ai porté à mon nez, j’ai eu du mal à trouver l’ouverture fraiche que j’attendais les premiers instants et ce sans quitter l’hexagone... Pour moi il reste quelconque et sans surprise. Par contre vous m’étonnez pour Angel ! On peut lui trouver un côté "frais" au sens propre mais pour moi la scène se passerait lors d’une journée d’automne ou hivernale bien froide, là ou il prend toute son ampleur et se dévoile comme les meilleurs orientaux d’ailleurs... Angel est le premier parfum dont je suis tombé amoureux, celui auquel je fais référence sans cesse lorsque j’évoque mon adolescence, mon premier amour qui le portait majestueusement malgré ses 16 ans, je le connais depuis plus de 15 ans et l’admire toujours autant malgré les années qui passent, il reste toujours aussi magnétique, puissant et emblématique. Enfin, vous terminez sur quelque chose de très intéressant, le ressenti d’un nez suivant la biologie de son corps, s’imaginer qu’en réalité d’un jour à l’autre le même nez peut trouver des différences à un parfum suivant l’état physiologique dans lequel il se trouve, c’est stupéfiant ! Les plus grands parfums peuvent donc avoir été créés sans vraiment le vouloir à la base, juste parce-que ce jour là sur un coup de fatigue, il fallait rajouter une matière parce-qu’on sentait moins l’essence que la veille, et l’exceptionnel est né...! Chanel n°5 en est peut-être un des tous premiers exemples...
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
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Mon 1697 de Frapin lui fait de l’ombre, surtout sur les notes de fond.
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C’est un parfum que j’ai porté toute l’année 2015, j’en garde un très bon souvenir. Il sent très bon,(…)