Auparfum

La Légende de Shalimar

Jicky

par Jicky, le 4 septembre 2013

Je suis d’accord avec vous sur ce décalage entre chaleur du parfum/froideur de la photographie.

Mais là encore, ce n’est pas quelque chose de si stupide que ça. Comme le précise il me semble Jeanne dans son article sur Shalimar, certaines de ses admiratrices continuent de penser que c’est un parfum frais, notamment par l’équilibre des notes bergamotes (je trouve d’ailleurs les teintes brunes et blanches utilisées dans le film très "bergamote"). De plus, un peu comme l’utilisation de la blondeur de Natalia, ça permet un certain décalage aux clichés de Shalimar : le parfum de brune très chaud, quelle connerie quand la vendeuse aigrie du Marionnaid te sort ça.

 

Mais autre point important du discours : l’anachronisme ! C’est qu’avant le XVIIIème (et surtout au Moyen Âge), le bleu n’était pas la couleur froide d’aujourd’hui. Depuis le bleu romantique jusqu’à l’utilisation du bleu pour désigner quelque chose plus froid que le blanc (le bleu "polaire", comme pour la menthe en sirop ou la case glaçon de certains congélateurs), le bleu est associé au froid. Mais ce n’était pas le cas avant, le bleu étant même considéré comme une couleur chaude ! Et je suis sûr que l’aspect très lumineux du film (aujourd’hui qui apporte le côté froid) aurait renvoyé à des intonations dorées pour quelqu’un du XVIIème s. En fait, on pourrait presque dire que pour un contemporain de notre chère Mumtaz Mahal, ce film est chaud ! Attention, je ne suis pas capable de dire ça par rapport au discours culturel sur la géographie, l’appréhension de ces tonalités étant très différent je suppose entre un occidental et un indien...

 

Mais nous sommes d’accord pour dire qu’avec notre vision à nous de Shalimar et du film, il y a un décalage de chaleur ;)

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