Matinal ou nocturne : vingt-quatre heures dans la vie d’un homme, selon Caron
par Jessica Mignot, le 15 juin 2022
La maison Caron a souhaité rendre hommage à son grand classique Pour un homme en lui offrant deux déclinaisons qui mettent en avant la fraîcheur ou au contraire la sensualité de la lavande.
Entre une mise en lumière répétée et des flankers parfois particulièrement remarquables - on pense par exemple à la très belle version Parfum de 2017, ou encore au joli Millésime 2014 - Caron fait montre d’un réel effort pour maintenir, sur un marché qui tend souvent à les oublier, l’un de ses parfums historiques, dont elle souligne « le coup de génie : l’alliance des contraires, lavande et vanille ». Créé en 1934 par Ernest Daltroff, il a été porté « par de nombreuses célébrités : de James Dean à Serge Gainsbourg, en passant par Christian Louboutin et Hedi Slimane », selon la marque.
Jean Jacques en propose désormais deux nouvelles versions, en affirmant avoir « voulu jouer avec l’esprit [du parfum] sans jamais le trahir, le réinventer pour en montrer l’infinie richesse ».
Pour la déclinaison matinale, le parfumeur maison a cherché à créer une « envolée vivifiante », grâce au lavandin de Provence et un extrait CO2 de gingembre.
Dans sa version du soir, il a souhaité « révéler une face plus sensuelle de la lavande », « en l’associant à une essence de bois de chêne provenant de fûts de Cognac recyclés » aux facettes boisées et fumées.
L’acteur français Tahar Rahim a été choisi pour incarner ces sorties.
Pour un homme eau de toilette - 73 euros/ 75 ml, 96 euros/ 125 ml, 138 euros/ 200 ml,
Pour un homme de Caron Le matin, eau de toilette vivifiante - 96 euros/ 125 ml, 138 euros/ 200 ml,
Pour un homme de Caron Le soir, eau de parfum intense - 83 euros/ 75 ml, 110 euros/ 125 ml.
Disponibles
Premières impressions
On ne peut que se réjouir de voir la version historique trônant bien au centre des visuels de la marque. Ses nouveaux compagnons blanc et noir sont cependant moins enthousiasmants que l’original. Le Matin est notamment très éloigné de son illustre aîné, et l’on peine à percevoir une quelconque filiation lorsque l’on découvre cette fougère piquante et boisée sans identité réelle, dans laquelle la lavande semble noyée. Elle est par contre plus présente dans la version du soir, plus réussie, et qui se distingue notamment par ses notes plus grasses, presque huileuses. Le fond est cependant plus générique et déjà-vu.
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par Des Esseintes, le 23 juin 2022 à 13:06
Je viens de sentir à l’instant ces deux nouvelles versions et j’abonde dans le sens de votre critique : elles sont affligeantes de banalité et constituent des défigurations du chef-d’œuvre d’Ernest Daltroff.
Plus largement, je trouve que le travail de Jean Jacques manque cruellement de finesse. Je regrette aussi la disparition de certains parfums mythiques de Caron au profit de créations sans grand intérêt. Et que dire des flacons hideux, des jus
bleu turquoise ?
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