Opium
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Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
il y a 22 heures
Au fond quand on n’a ni talent, ni charisme, ni même une once d’originalité, il ne reste plus qu’à(…)
Les ailes du soupir
La fée noire
Verveine sereine
Bonjour Jeanne,
j’ai lu votre échange sur Opium ainsi que l’article de Grain de Musc qui m’a rendue très triste.
Une époque est passée, si vite !, et aucune trace conservée (à l’osmothèque peut-être mais pas pour le public).
J’ai eu récemment un échantillon d’Opium EDP, et je dois dire que, l’ayant porté à la fin de l’adolescence (fin des années 80), j’ai été étonnée de ne plus trouver cette note incisive et épicée qui faisait mon bonheur et tout le mystère de ce parfum pour moi. Avec l’échantillon, je tombe tout de suite dans le doux-sucré-vaguement opulent, de qualité peut-être, mais vraiment "dame". Je pensais que j’avais grandi et que mes goûts avaient évolués.
Les mots me manquent pour exprimer à quel point mon sentiment de perte est grand.
Pire que tout, oser proposer deux parfums si différents dans l’esprit sous un même nom !
Je ne pourrais jamais partager ces anciennes amours avec ma fille, ça me remplit d’une infinie tristesse.
Pareil avec l’échantillon récent de Rive gauche, il manque quelque chose au départ et je trouve qu’il est devenu plat aussi (j’ai porté ce parfum à la même époque ou un peu avant Opium).
Je ne n’ose plus aller sentir Magie noire dans son nouveau flacon.
J’ai l’impression que les nouveaux parfums ont du mal à développer sur la longueur toute la "traditionnelle" pyramide olfactive (sauf bien sûr quand proposer une senteur pleine et sans évolution est un parti pris), est ce que je me trompe ?
J’ai été ainsi déçue par "Si Lolita", dont la note épicée m’avait enthousiasmée mais qui s’est évaporée sur ma peau, ne laissant qu’ une touche discrètement sucrée qui m’a laissée indifférente au final.
Pensez-vous que l’extrait d’Opium vaille la peine, du coup ? J’en vois passer de temps en temps mais je n’ose pas prendre ce risque.
Bon, j’adore l’oeillet et je vais me consoler en sniffant une lichette du seul facon d’extrait que je possède, un vintage de Bellodgia (mais je ne pourrai pas continuer à vivre sur des vintages achetés au détour de salons ou d’enchères !).
Cordialement.