Miss Dior (Originale)
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Il orchestrait depuis près de 30 ans la collection de parfums de la maison de mode japonaise Comme des garçons. L’artiste pluridisciplinaire Christian Astuguevieille est décédé hier.
Bons baisers d’Italie
Café irisé
Baume d’ambre
Dans les années 80, les parfums avaient du coffre. Ils sentaient le cuir, la mousse, l’audace. Une ado pouvait se dire : « Un jour, je porterai ça, et les gens sauront que je ne rigole pas. » Aujourd’hui, les flacons jouent les timides, les jus sentent la guimauve pour ne froisser personne. La maturité olfactive ? Un crime de lèse-majesté.
La parfumerie actuelle, c’est un peu comme un open bar où tout le monde aurait commandé le même cocktail sucré et collant. Patchoufruits à gogo, ouds qui claquent, vanilles partout. On se croirait dans un monde où chaque parfum est conçu pour ne surtout pas dépasser le modicum de tolérance qualitative, pour rester bien dans la moyenne. Petite lueur d’espoir, les patchoufruits commencent à faire grise mine, les ouds s’essoufflent… mais la vanille, elle, tient bon. Elle a gagné la guerre du bon goût. Elle ne dérange personne, ne dit rien, et fait croire qu’on est entouré d’amour.
LVMH a tout pigé. Un flacon à 300 balles, c’est souvent l’odeur du sac de luxe qui va avec, un accessoire de plus pour confirmer que t’es bien dans la bonne case. Sans compter les hipsters aux portefeuilles blindés, qui, pour se rebeller, se baladent avec le Croissant bag de Lemaire et achètent des parfums si discrets qu’on se demande s’ils existent vraiment. « Moi ? Un parfum ? Non, c’est juste l’odeur de mon pull en cachemire signé Lisa Yang. » Sauf que cette discrétion de luxe, c’est juste du conformisme en mode stealth.Le luxe parfumé s’enlise. Les prix s’envolent, les idées s’évaporent, et chaque « nouveauté » n’est qu’un vieux fond de flacon recyclé, un néant emballé dans du papier doré, du vide à prix d’or.