Miss Dior (Originale)
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
il y a 3 jours
C’est un parfum que j’ai porté toute l’année 2015, j’en garde un très bon souvenir. Il sent très bon,(…)
il y a 2 semaines
Mon 1697 de Frapin lui fait de l’ombre, surtout sur les notes de fond.
Rose ecchymose
Nouvelle saison
Hélichryse de la cinquantaine
Dans les années 80, les parfums avaient du coffre. Ils sentaient le cuir, la mousse, l’audace. Une ado pouvait se dire : « Un jour, je porterai ça, et les gens sauront que je ne rigole pas. » Aujourd’hui, les flacons jouent les timides, les jus sentent la guimauve pour ne froisser personne. La maturité olfactive ? Un crime de lèse-majesté.
La parfumerie actuelle, c’est un peu comme un open bar où tout le monde aurait commandé le même cocktail sucré et collant. Patchoufruits à gogo, ouds qui claquent, vanilles partout. On se croirait dans un monde où chaque parfum est conçu pour ne surtout pas dépasser le modicum de tolérance qualitative, pour rester bien dans la moyenne. Petite lueur d’espoir, les patchoufruits commencent à faire grise mine, les ouds s’essoufflent… mais la vanille, elle, tient bon. Elle a gagné la guerre du bon goût. Elle ne dérange personne, ne dit rien, et fait croire qu’on est entouré d’amour.
LVMH a tout pigé. Un flacon à 300 balles, c’est souvent l’odeur du sac de luxe qui va avec, un accessoire de plus pour confirmer que t’es bien dans la bonne case. Sans compter les hipsters aux portefeuilles blindés, qui, pour se rebeller, se baladent avec le Croissant bag de Lemaire et achètent des parfums si discrets qu’on se demande s’ils existent vraiment. « Moi ? Un parfum ? Non, c’est juste l’odeur de mon pull en cachemire signé Lisa Yang. » Sauf que cette discrétion de luxe, c’est juste du conformisme en mode stealth.Le luxe parfumé s’enlise. Les prix s’envolent, les idées s’évaporent, et chaque « nouveauté » n’est qu’un vieux fond de flacon recyclé, un néant emballé dans du papier doré, du vide à prix d’or.