Jardins de Bagatelle
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Une distorsion réussie, qui respecte l’esprit du mythe tout en lui ouvrant une voie nocturne inédite pour les chanceux qui pourront se l’offrir.
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Rhubarbe sous acides
Mer brûlée
Sous tes caresses
Cet opulent bouquet floral amène toujours à mes lèvres un merveilleux sourire : on baigne ici dans la lumière et le charme envoûtant d’un immense jardin où abondent tant d’espèces et tant de couleurs qu’on en a le vertige, c’est tout bonnement l’ivresse.
Il m’arrive de rapprocher ces Jardins de Bagatelle (1983) du légèrement plus sombre et mystérieux, mais tout aussi intense, Passion d’Annick Goutal, sorti la même année.
Plus vert, aussi passionné mais peut-être moins tendre, le trop peu vanté Number One de Nicolaï, que je trouve étonnamment mixte.
Il m’aura fallu des décennies avant d’oser aborder en toute confiance la tubéreuse. Celle d’Annick Goutal, tendue et d’une belle verdeur, presque racinaire, a disparu depuis longtemps. Une autre avait pris sa place dans ma petite collection, celle de Caron (2003) que je n’ai pas remplacée par la Tubéreuse Merveilleuse, trop différente...