Parfums réédités : les retrouvailles olfactives
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Si les notes vertes sont un terreau fertile de création pour la niche, chez la marque française Ānti, le terrain de jeu du Jardinier est figuratif et total.
hier
Bonjour, Sans aller jusque là tout de même. Un ressenti par 35 degré... C’était aussi un appel aux(…)
Plus si affinités
Esprit clair-obscur
Rhubarbe sous acides
Bonjour Milena,
J’ai le même avis que vous sur "Mandragore" :)
"Mandragore pourpre" est beaucoup trop différent, c’est un patchouli - géranium pour homme, grosso modo. Je ne l’aime pas.
J’ai eu le déclic pour Mandragore avec une vieille miniature de 6ml. (Je ne sais plus si c’était l’EDT, ou l’EDP, et si ça fait une différence).
Son début est un thème cologne très réussi, avec un flash argenté (bergamote, ?cédrat ?), puis le parfum se prolonge de jolies notes de violette foreste, d’anis, d’herbes aromatiques, et d’épices froids -gingembre, poivre-. Le tout réussit à être guilleret, tout en sentant la tisane, dans son côté bienfaisant et rétro.
Le flash du début me rappelle de façon distante "L’eau dynamisante" de Clarins, ou l’ancienne version de "L’eau d’orange verte" d’Hermès. On trouve l’anis et la rose dans "Aimez-moi" de Caron, puis de façon trop éloignée de Mandragore dans "Après l’ondée" de Guerlain (plus faible, plus iris, moins rose), "Insolence EDP" (trop fort), "Live irresistible" de Givenchy (un peu trop générique), "Misia" en exclusif Chanel (plus rouge à lèvre rétro).
Je n’ai pas trouvé de remplacement pour Mandragore. C’est étrange : il y a beaucoup de parfums à la violette ou à thème cologne, mais chacun fait quelque chose de précis qui lui est propre. Beaucoup me laissent indifférent. Mandragore était une aquarelle, et je pense que c’est foutu pour te remplacer.
"Bois de violette" de Lutens pourrait fonctionné -et à défaut "Féminité du bois" sur la peau-, mais c’est un exclusif coûteux. ("La proie pour l’ombre" aussi, où je sens une violette réglissée, et les notes "caféiné" des gousses de vanille macérée dans l’alcool, pas tant la note curry de l’immortelle qu’on trouve aussi dans "Sables" de Goutal).
Quand j’y repense, Mandragore peut ressembler à "Eau d’orange verte" d’Hermès ou "Méchant loup" de L’artisan parfumeur, dont on aurait tiré tout le répertoire agreste vers le féminin, avec la violette. Ce serait bien que Hermès nous sorte une violette. Aussi car Christine Nagel a plusieurs succès où elle a réussi à jongler avec l’anis et le patchouli ("Ambre soie"), le gingembre et le poivrée des baies roses ("Twilly"), les herbes aromatiques, etc.
Je ne sais pas pourquoi les repreneurs de la marque Annick Goutal ont arrêté Mandragore. Peut-être que leur marque "Voyages imaginaires", Isabelle Doyen et Camille Goutal inventeront une cousine à Mandragore. Peut-être que la marque Goutal le rééditera, comme elle l’a fait temporairement pour "Eau du ciel" ou "Mon parfum chéri".