Tuberosa, Mimosa et Ambra : les « Signatures » de Jean-Claude Ellena pour Le Couvent
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L’artiste Noémie Rocher a créé sa marque Noziglia pour explorer les correspondances entre le travail de création du peintre et celui du parfumeur.
il y a 3 heures
Florentina , un bien joli nom pour un bien joli parfum , plein de délicatesse au départ frais et(…)
hier
Je n’aime pas ramener les choses à cette notion d’argent pourtant très terre à terre , surtout(…)
il y a 2 jours
Habanita, Je ne reviendrai pas sur la description si pertinente et juste ( comme d’habitude) de(…)
Cuba libre
Poudre Baroque
Le conte est bon
J’ai fait une brève découverte de ces nouveaux parfums aujourd’hui. Avant le changement de packaging de la marque, j’étais séduite par la beauté simple, joyeuse et non prétentieuse de ces parfums. Après la "ré-orientation" du Couvent en marque de niche aux codes de luxe sobre (si lassants tellement ils sont répétitifs), je m’en étais éloignée. (Le packaging noir est d’un ennui mortel et me fait penser avec nostalgie aux flacons colorés de l’Artisan Parfumeur qui jadis infusait la parfumerie d’une touche de gaieté bucolique.) Les nouvelles fragrances ne me séduisaient plus et je trouvais que la marque devenait quelconque tout en étant moins abordable côté prix.
Ces 3 parfums fraichement lancés me réconcilient avec le Couvent (je regrette le "des Minimes" qui ajoutait de la poésie). On retrouve la simplicité d’antan et les belles matières premières. J’ai eu une préférence pour Ambra et Mimosa. Le 1er m’évoque un accord ambré particulièrement chaleureux et pétillant à la fois. La famille ambrée est l’une de mes préférées même si je m’en suis un peu lassée en la portant trop. Souvent je trouve les parfums ambrées rassurants et/ou sensuels. Mais ils restent assez sombres, riches et résineux. Ambra garde cette facette rassurante mais bizarrement ce n’est pas le labdanum et l’immortelle qui me sautent au nez mais la bergamote. Elle traverse le parfum comme un rayon de soleil l’infusant de lumière, de légèreté et de gaieté. Effet que je trouve particulièrement réussi. Le petit côté meringue au citron est craquant aussi.
Mimosa m’a charmée par ses accents poudrés amandés qui retranscrivent si bien la fleur de mimosa.
Tuberosa est plus classique à mes yeux. Autant j’aime la tubéreuse, autant je la préfère plus verte et moins crémeuse et lactée comme elle se présente ici. J’ai eu une pensée pour Vamp à NY d’Honoré des Près que Tuberose m’a rappelé en la sentant aujourd’hui.
En résumé, ces 3 nouvelles créations, que j’ai abordées avec hésitation je l’avoue, ont été une belle surprise. J’y retrouve la patte de Jean-Claude Ellena. Simplicité, beauté et poésie. Elles me font penser à certaines Hermessences et parfums Perris Monte Carlo, en plus dense.
Il ne me reste plus qu’à les essayer sur peau.