Quel parfum portez-vous ?
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
il y a 15 heures
C’est un parfum que j’ai porté toute l’année 2015, j’en garde un très bon souvenir. Il sent très bon,(…)
il y a 1 semaine
Mon 1697 de Frapin lui fait de l’ombre, surtout sur les notes de fond.
Rose ecchymose
Nouvelle saison
Hélichryse de la cinquantaine
Où est-ce qu’on signe ?
Les vieux flacons existent, par contre ça demande un effort disproportionné pour les avoir.
Les marques et les parfumeurs n’aiment pas reconnaître la baisse de la qualité. Leur discours est une sorte de "vive la crise". Ce qui relève du déni et de la manipulation. C’est vrai que de nouveaux extraits naturels existent, et de nouvelles molécules de synthèse. Il faut vraiment peser le pour et le contre des deux mondes.
D’autant que tous les problèmes ne viennent pas de l’ifra ou de l’avidité des grandes entreprises. Certes les règles allergiques ont abimé beaucoup de parfums basés sur des surdoses. Mais il y a la surconsommation du santal indien (qui sert aussi aux crémations), l’abattage en masse du musc tonkin jusque dans les années 70 (qui sert aussi la médecine traditionnelle chinoise), les conditions d’élevage des civettes, et le fait que certains ingrédients résultaient et résultent encore du néo-colonialisme, pour ne pas dire de l’esclavage moderne. Si les girofliers n’ont pas été replanté sur la côte de Tanzanie, si la culture de l’ylang-ylang se perd dans les îles, c’est parce que les cultures locales n’ont eu leur part du gâteau. (Et déforester pour alimenter le feu des alambic est problématique.) L’illusion du capitalisme, c’est croire qu’on mérite les marchandises au prix où on les paie. La tubéreuse et le jasmin d’inde, le jasmin et la feuille de violette d’égypte, l’ylang-ylang des açores, que des lieux où le prix de la main-d’oeuvre est très bon marché, et les droits sociaux quasi inexistants. Nous ne sommes pas si différents des clients britanniques qui pensaient payer leur tissu de coton au juste prix, en pleine époque de commerce triangulaire.
L’ifra revient parfois en arrière, par exemple il a ré-autorisé un dosage plus élevé de mousse de chêne. Partager l’amour, la culture du parfum, aide. On vote à chaque achat. Et se rappeler des anciens beaux parfums évitent qu’ils ne tombent dans l’oubli. La parfumerie moderne n’a que 150 ans.