Parfum de Peau
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Une distorsion réussie, qui respecte l’esprit du mythe tout en lui ouvrant une voie nocturne inédite pour les chanceux qui pourront se l’offrir.
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Rhubarbe sous acides
Mer brûlée
Sous tes caresses
Merci pour cette critique inspirante, Opium !
Quand je suis d’humeur nostalgique, il m’arrive d’ouvrir mon tiroir aux échantillons oubliés, où des larmes de divers parfums se madérisent dans leurs minuscules geôles de verre, certaines depuis des décennies. Lorsque je les libère, ces génies olfactifs me remercient en m’offrant pour quelques instants un voyage dans le temps. Aujourd’hui, j’ai retrouvé dans ce tiroir une miniature de Montana, datant de mon adolescence. Il ne portait alors que le nom de Montana, sans la mention « Parfum de peau ». L’étonnante spirale de verre, enchâssée la tête en bas dans le socle d’un cube de Plexiglas, est demeurée quasi pleine. Ce qui m’a rappelé que ce parfum m’intimidait et me déroutait trop pour que je l’adopte. Il me semblait peu aimable, mais néanmoins intrigant.
En le redécouvrant, c’est un puissant concentré des années 80 qui m’arrive aux narines. Comme beaucoup de créations de cette époque, il a une sacrée personnalité ! Je lui trouve une note de peau de mandarine brûlée, suivi de quelque chose d’animal et de dangereux. C’est pour moi un parfum sans concession et sans tendresse, qui m’évoque des blousons de cuir clouté et des fêtes punks clandestines dans des bâtiments industriels. Je suis incapable de dire s’il m’attire ou me rebute. Je crois que c’est les deux à la fois. Je pense essayer de le porter prochainement une journée, pour voir si ma peau sera maintenant capable d’apprivoiser ce fauve sans qu’il me griffe le nez.