Eden
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Marrant, Annacarina, j’allais publier mon avis sur Eden hier après l’avoir porté pour la première fois, et vous m’avez coupé l’herbe sous le pied : en gros, vous écrivîtes ce que je pense - sauf en ce qui concerne l’adoration.
Eden a de quoi se faire mal-aimer : l’ouverture, mélange de pastaga et de désodorisant pour les toilettes, devrait me faire fuir, et pourtant je reste. Je me flaire le pli du coude toute la journée, interloqué et un peu charmé. Après quelques heures il reste une senteur plus boisée et conventionnelle, comfortable. Quand je dis quelques heures : attention, Eden n’a pas un sillage monstrueux mais une longévité de tortue des Galapagos.
J’ai un penchant pour ne pas faire comme les autres, alors forcément, Eden, de par son originalité, est un peu fait pour moi. Je dirais qu’il est aussi singulier que L’heure fougueuse de Cartier. De plus, puisqu’il est si clivant, je ne vais ni adorer ni détester, tiens : je vais juste apprécier.
N.B. : "qu’importe le flacon...", d’accord, mais Cacharel pousse le bouchon un peu loin. Il me fait penser à un nichon de Martienne.