Les parfums de la honte
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À l’occasion des vingt ans de sa société de création Osmoart, Pierre Bénard compose un soliflore, hommage très personnel à cette matière hypnotique et précieuse qu’est la tubéreuse.
il y a 16 heures
On se plaît à imaginer la toupie en vert céladon.
il y a 16 heures
On se plaît à imaginer la toupie en porcelaine vert céladon.
hier
On est là sur un concept, avec une vision en 3D puisqu’il est aussi proposé d’acheter un MP3 qui(…)
Gardénia de haut en bas
Bonbon solaire
Faits et zestes
L’orgue à parfums (le poste de travail du parfumeur) regorge de matières qui, lorsqu’elles sont fortement concentrées,sentent carrément mauvais.
On tente de masquer légèrement ce phénomène en y adaptant notre vocabulaire, en parlant de notes "fécales" ou "animales" alors que ce qu’on veut dire,en réalité, peut se résumer à ’Ça pue !’."
Un exemple ? que n’a t’on pas dit de Kouros ?
Il faut donc rester objectif si on veut faire le procès de la parfumerie.
Le oud à lui seul n’est pas portable,j’en témoigne puisque j’en ai un flacon de 3ml de chez Ajmal,et son prix est onéreux pour pouvoir l’ajouter dans toutes créations qui en portent son nom.
Mais je peux néanmoins distinguer ses éffluves très légères dans des fabrications composées de roses etc....qui sont très répandues dans les pays du golf.
Il est même utilisé en encens,pour la maison mais aussi pour parfumer ses vêtements et les femmes leurs cheveux,alors faut-il dire que ces gens ont la palme de la puanteur de la planète ?
Chez nous,la plupart des jus qui le revendiquent n’en contiennent pas une goutte.
Pour le reproduire, on combine des molécules de synthèse boisées-ambrées avec le patchouli, le vétiver, l’encens et, surtout, le cypriol, dont l’odeur boisée, terreuse, fumée et un peu « lait de yak » est assez approchante.
L’oud pourrait également remplacer les matières premières d’origine animale, aujourd’hui bannies pour des raisons d’éthique ou d’image : ambre gris, musc, civette ou castoréum.
Et si l’ingrédient le plus hype de la décennie n’était pas un retour des senteurs refoulées par nos sociétés aseptisées ?