Ambre Narguilé
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Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
il y a 4 heures
C’est fascinant, vraiment, cette capacité à dénoncer la pédanterie supposée des « hipsters aux(…)
Les ailes du soupir
La fée noire
Verveine sereine
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l’abîme,
Ô Beauté ! ton sillage, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l’on peut pour cela te comparer au vin.
Tu contiens dans ton oeil le couchant et l’aurore ;
Tu répands des parfums comme un soir orageux ;
Tes effluves sont un philtre et ta âme une amphore
Qui font le héros lâche et l’enfant courageux.
Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.
Que tu viennes du ciel ou de l’enfer, qu’importe,
Ô Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu !
Tu m’ouvrent la porte
D’un Infini que j’aime et n’ai jamais connu ?
De Satan ou de Dieu, qu’importe ? Ange ou Sirène,
Qu’importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique ! -
L’univers moins hideux et les instants moins lourds ?