Parfum Originel
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Inspiré du tableau La Neuvième Vague d’Ivan Aïvazovski, le parfum veut saisir la force silencieuse et humide du ressac, cette puissance contenue de l’océan en colère.
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Sous tes caresses
Aquarelle poudrée
Cuba libre
Tout d’abord, je tiens à remercier Auparfum et son équipe pour avoir été sélectionnée, et avoir pu recevoir la dose d’essai.
Si je devais donner un titre à ma critique, ce serait : La Moldau en Habit rouge...
Je m’explique : après avoir reçu mon échantillon, bonne élève, je me parfume allègrement... Mais j’ai la mauvaise surprise de constater que... rien. J’ai beau avoir le nez collé sur mon poignet, pas d’effluves.
Alors j’attends un peu, sachant que certains parfums mettent du temps à évoluer et se développer.
Je pense alors à La Moldau de Smetana, où la musique commence en sourdine, lentement, où elle exprime avec douceur les petits ruisseaux qui rejoignent peu à peu le fleuve. En effet, petite sourdine de notes fraîches, hespéridées, qui très vite laissent la place à des notes plus vanillées. Mais tout cela se fait en douceur, en rondeur, les notes glougloutent, timides, cachés dans la mousse tels les ruisseaux de la Moldau. Bien au chaud sur ma peau, elles prennent le temps avant de se changer en fleuve...
N’y pensant plus, je vaque à mes occupations, et là, peu à peu, des notes balsamiques, ambrées, vanillées, beaucoup plus fortes et musicales me viennent par bouffées. Ca y est, le petit ruisseau devient fleuve, la musique de chambre devient symphonie !
Et cette symphonie orientale, boisée, que je ne saurais réellement décrire par des noms précis (serait-ce le vétiver, le patchouli, la vanille ?), me fait à ce moment là penser à Habit Rouge, de Guerlain. Quelque chose d’assez masculin donc, mais toujours en douceur et suavité. Les jours suivants, ma peau semble apprivoiser cette ’petite musique’, et la Moldau de se déployer plus vite, presque instantanément.
En définitive, si j’ai trouvé le parfum agréable et réconfortant, je trouve qu’il manque un ’petit quelque chose’ qui ferait de ce Parfum Originel un grand parfum, un parfum architecturé, structuré et inoubliable...
Un parfum de peau, un parfum doudou peut-être, mais pas une fragrance à sillage unique. Rien de bien neuf sous le soleil des parfums donc, mais une petite musique naturelle, si agréable à l’heure de la chimie systématique dans les flacons-sirops actuels...
PS : Petite mention TB au flacon, qui est magnifique !