Auparfum

Profumo

6 janvier 2016, 22:20, par Farnesiano

Bonsoir Alchimie, et vraiment désolé pour le retard ! Cela me fait toujours extrêmement plaisir d’évoquer Profumo : c’est par lui que je suis entré dans la famille des chypres dits féminins, ou floraux. Famille complexe que les chypres ! Les rédacteurs d’Auparfum en parlent et en parleront encore beaucoup mieux que moi. Tant de richesses simultanées, tant de côtés, de facettes peuvent s’y côtoyer et mélanger : fleurs, fruits, bois, mousses... Toutes ces variations nous feraient parfois presque à nous hésiter à les qualifier de chypres.
Je crois comprendre votre ressenti face à Profumo. Je n’ai senti que deux trois fois et trop rapidement la version actuelle. La mienne a plus de dix ans et je l’ai "économisée" trop longtemps. Aujourd’hui, je me suis décidé à la porter plus régulièrement tout simplement parce que ce parfum me va. Certes, il ne décolle pas comme le ferait Mitsouko, son évolution est moins surprenante que celle du Guerlain dont la "circulation" dans l’air est proprement magique et réserve selon l’heure du jour, la chaleur, le degré d’humidité, j’allais presque dire la lumière, de merveilleuses surprises : Mitsouko pourrait être le parfum pour l’île déserte. Cependant, même si Profumo semble (ou est) plus prévisible parce que peut-être plus compact, et aussi sans doute moins féminin, donc moins aérien, je le porte plus volontiers, en tout cas dans version d’avant Nathalie Lorson. Vos comparaisons musicales sont intéressantes, j’aurais presque envie d’en faire de semblables en peinture (Giorgione ou Titien pour Mitsouko contre Poussin pour Profumo) mais il m’est réellement difficile d’évoquer Profumo en termes de séduction. Bon nombre de parfums mineurs ou trop sentis sont magnifiés par l’homme ou la femme qui les porte. De vieux classiques comme Kouros et Rive Gauche, pour reprendre deux YSL croisés dans la rue récemment, font des merveilles sur telle ou autre personne, selon le physique, le style vestimentaire, la dégaine ou l’allure. Profumo me porte, et cela me suffit. Mais je suis mauvais juge : depuis un an, je nage - et me noie ! - dans cette famille que j’adore : Femme de Rochas, Jubilation XXV d’Amouge (supérieur encore à Profumo, ou le génial (et financièrement tout à fait accessible Classic Chypre d’Esteban. Petit faible aussi pour le splendide bouquet fruité et boisé du Parfum de Thérèse... mais là, on s’éloigne des chypres traditionnels. Au plaisir de vous retrouver sur AP.

Signaler un abus

Vous devez être connecté pour signaler un abus.

à la une

Disparition de Christian Astuguevieille, comme un parfum d'absence

Disparition de Christian Astuguevieille, comme un parfum d’absence

Il orchestrait depuis près de 30 ans la collection de parfums de la maison de mode japonaise Comme des garçons. L’artiste pluridisciplinaire Christian Astuguevieille est décédé hier.

en ce moment

Arpege* a commenté Angel

hier

Bonsoir Merci pour ce renseignement. J’ignorais cela.

Ankalogon a commenté Black Opium

il y a 2 jours

Black Opium me rappel une sacrée nana... Pleine d’énergie, une amazone.

il y a 2 jours

PS : Où sont passé tout les vieux du forum !

Dernières critiques

L’encens - Anatomica

Hors du temps

Dolce Bacio - Fendi

Bons baisers d’Italie

Coffea - Jil Sander

Café irisé

Avec le soutien de nos grands partenaires