Rêve de la Reine
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La rose bien verte fait partie des plaisirs immuables de la parfumerie. Capitalisant sur ce canon, Love is coming… Chapter II sonne comme la promesse d’un renouveau.
Hélichryse de la cinquantaine
Midi en soirée
Hors du temps
J’ai reçu l’échantillon samedi dernier. Pour décrire ce parfum, je dirai d’abord qu’il surprend ; son nom m’évoquait un jus plutôt intense, enveloppant, sensuel et oriental, et ce que j’ai découvert est finalement très éloigné de l’idée que je m’en faisais au départ ; immédiatement après une première vaporisation, j’ai été saisie par sa forte odeur d’eau-de-vie de plantes, mêlant des baies de genévrier, du gingembre et du poivre ; il picote un peu la peau et le nez, le solvant s’évapore lentement avant de laisser place à une violette discrète, avivée par les baies roses,et bientôt le tout devient métallique et âcre, la violette se fait synthétique et flirte avec une note de lessive, je fais la moue car c’est cet aspect-là du parfum qui perdure le plus longtemps sur ma peau ; la lessive devient du sel marin, et plus tard c’est un jardin léché par l’air de la mer qui s’impose comme rendu final du Rêve de la Reine : la composition évoque à la fois l’herbe coupée, la terre humide, et la fleur d’immortelle aux accents pharmaceutiques s’ajoute à un mimosa délicatement miellé, le paysage olfactif est tiède et végétal. C’est un parfum qui séduira les amateurs d’originalité, de grand air et d’imprévisible, son accord de baies roses senti aux premiers instants rappelle le Very Irresistible de Givenchy, alors que ses notes herbacées, aquatiques et vives rappellent les Jardins d’Hermès, et pour finir l’Automne de Van Cleef & Arpels se rapproche clairement de la note finale, tempérée et feuillue.