La tubéreuse : pécheresse en blanc
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La rédaction d'Auparfum et de Nez a exploré le paysage olfactif de l’année 2025 à la recherche des lancements les plus marquants. C'est l'occasion de (re)découvrir ensemble les parfums, les marques et les événements qui ont rythmé ces douze derniers mois.
il y a 3 jours
Oui, je suis d’accord, Felanilla est un très beau parfum qui fait la part belle à l’iris. Il est à(…)
il y a 1 semaine
Bonjour à tous, elle n’est pas d’actualité, certes, mais Felanilla de Pierre Guillaume est une bien(…)
il y a 1 semaine
On se plaît à imaginer la toupie en vert céladon.
Verveine sereine
Rayon de musc
Adieu tirelire
Je l’avoue, la tubéreuse est mon péché véniel.
L’homme que je suis a cependant quelques scrupules à la porter en public. Ce qui a tempéré mon enthousiasme, c’est le nombre de commentaires + ou - désobligeants suscités par Tubéreuse Criminelle le jour où celle-ci m’a accompagné au bureau.
Quelques échantillons de la médisance populaire :
"C’est vous, Monsieur X, qui sentez la cocotte comme ça ?"
"C’est tellement fort que ça a envahi tout l’étage ! Ça m’a donné mal à la tête."
"Et vous dites que c’est un grand parfum ?".
Ce qui est curieux, c’est que les hommes n’ont rien dit. Ces propos peu amènes venaient seulement de bouches féminines. Un peu comme si les femmes revendiquaient pour elles, et elles seules, le droit de porter des parfums "forts" ou capiteux. Mais je n’en veux pas à mes collègues féminines. Je suis très fier d’avoir réussi à les convaincre de ne plus porter La Vie Est Belle, aussi aurais-je mauvaise grâce à leur tenir rigueur de leurs paroles ce jour-là.
Et puis il y a un homme, un parfumeur de talent, à qui je dois de pouvoir m’adonner à mon péché à toute heure, en toute circonstance et sans risquer d’essuyer des remarques blessantes. C’est Alexis Dadier, le créateur de À Travers le Miroir, dans la collection Miroir Miroir chez Thierry Mugler. Un parfum très (trop) confidentiel, hélas. C’est une vraie tubéreuse, mais traitée de manière aérienne, avec une infinie délicatesse, une grâce inédite. Rien de crémeux ici, rien de "beurré". Une tubéreuse 0% de matière grasse, en somme.
Mais le vrai miracle de À Travers le Miroir, c’est que ses notes d’absinthe jouent en contrepoint une partition verte, aromatique, herbacée, et lui confèrent un caractère réellement unisexe.
Alors Alexis Dadier, si vous lisez ces lignes, j’ai deux mots à vous dire : bravo et merci !