Auparfum

Trésor

18 août 2009, 23:58, par gildas21

A « 60% composé de cinq molécules » ou « 80% de quatre produits de synthèse » : je ne sais d’où l’on tient ces chiffres vus plus haut mais au moins l’un de nos amis devrait vérifier ses sources, les deux propositions semblant vaguement antinomiques dans les termes... Mais aux diables les chiffres, après tout le nombre « ne fait rien à l’affaire » ! Certes, Trésor, c’est un peu cheap, c’est un peu dadame, un peu doucereux, mais si les chiffres plus hauts s’approchent de la vérité, j’ai envie de crier au géni.

J’avoue avoir conçu un mépris violent pour ce parfum, au temps où il ne quittait pas « le top 10 des ventes, » par snobisme, principalement. Ce succès m’exaspérait d’autant que le jus est réussi.

Aujourd’hui j’affirme volontiers que Mme Grosjman, qui a eu l’élégance de confier un jour que jamais son triple succès des roses (Paris, Eternity et Trésor) n’aurait vu le jour sans la voie ouverte par M. Guerlain avec Nahema, est je crois digne de tous les éloges pour ce parfum, à l’allure évidente, entière, enveloppante quoique aujourd’hui un tantinet surannée.

Je crois me souvenir que M. Roudnitska, dans l’édition précédente du Que sais-je consacré au parfum, déplorait le trop grand nombre de composés participants aux parfums contemporains de son ouvrage, les éloignant de ce qui pour lui relevait du beau dans la création olfactive. Il prétendait même que le seul produit digne d’intérêt sorti depuis longtemps était une création pour la grande distribution, un « Clin d’œil » de chez Bourgeois, si ma mémoire est bonne, qu’il distinguait justement pour sa simplicité, et son peu de « molécules ».

Alors réussir une fragrance aussi tenue, aussi généreuse, à l’allure un peu baroque, mais d’un baroque français plein de mesure et de distinction, avec si peu de moyens, relève pour moi peu ou prou de l’art. Tandis que tant de parfumeurs pourtant fort réputés s’en tiennent bien souvent aujourd’hui à un artisanat affecté et laborieux.

Signaler un abus

Vous devez être connecté pour signaler un abus.

à la une

Disparition de Christian Astuguevieille, comme un parfum d'absence

Disparition de Christian Astuguevieille, comme un parfum d’absence

Il orchestrait depuis près de 30 ans la collection de parfums de la maison de mode japonaise Comme des garçons. L’artiste pluridisciplinaire Christian Astuguevieille est décédé hier.

en ce moment

DOMfromBE a commenté Angel

hier

Bonjour, J’ai deux Patchouli XO2. C’est 1854 en plus tragique, dramatique, nuisible pour les(…)

Arpege* a commenté Angel

il y a 2 jours

J’ai testé pour la première fois PAYAN 1954. Je dois dire que je suis très séduite. J’ai bien(…)

DOMfromBE a commenté Angel

il y a 2 jours

On a tous les deux un sens de l’humour assez sanglant.

Dernières critiques

Dolce Bacio - Fendi

Bons baisers d’Italie

Coffea - Jil Sander

Café irisé

Ambra - Santa Maria Novella

Baume d’ambre

Avec le soutien de nos grands partenaires