Trésor
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Lorsque le jus vert olive s’échappe de l’étonnant flacon à double cloche, l’image qui s’impose est tout aussi surprenante que son contenant.
il y a 4 heures
Une simple curiosité, au fil de mes lectures : vos « critiques » de parfums ressemblent de plus(…)
il y a 1 semaine
La Parfumerie de niche est devenue parfois la parfumerie sans une grande majuscule . Peu de(…)
Pétales crémeux
Le freak, c’est chypre
Aquarelle végétale
A « 60% composé de cinq molécules » ou « 80% de quatre produits de synthèse » : je ne sais d’où l’on tient ces chiffres vus plus haut mais au moins l’un de nos amis devrait vérifier ses sources, les deux propositions semblant vaguement antinomiques dans les termes... Mais aux diables les chiffres, après tout le nombre « ne fait rien à l’affaire » ! Certes, Trésor, c’est un peu cheap, c’est un peu dadame, un peu doucereux, mais si les chiffres plus hauts s’approchent de la vérité, j’ai envie de crier au géni.
J’avoue avoir conçu un mépris violent pour ce parfum, au temps où il ne quittait pas « le top 10 des ventes, » par snobisme, principalement. Ce succès m’exaspérait d’autant que le jus est réussi.
Aujourd’hui j’affirme volontiers que Mme Grosjman, qui a eu l’élégance de confier un jour que jamais son triple succès des roses (Paris, Eternity et Trésor) n’aurait vu le jour sans la voie ouverte par M. Guerlain avec Nahema, est je crois digne de tous les éloges pour ce parfum, à l’allure évidente, entière, enveloppante quoique aujourd’hui un tantinet surannée.
Je crois me souvenir que M. Roudnitska, dans l’édition précédente du Que sais-je consacré au parfum, déplorait le trop grand nombre de composés participants aux parfums contemporains de son ouvrage, les éloignant de ce qui pour lui relevait du beau dans la création olfactive. Il prétendait même que le seul produit digne d’intérêt sorti depuis longtemps était une création pour la grande distribution, un « Clin d’œil » de chez Bourgeois, si ma mémoire est bonne, qu’il distinguait justement pour sa simplicité, et son peu de « molécules ».
Alors réussir une fragrance aussi tenue, aussi généreuse, à l’allure un peu baroque, mais d’un baroque français plein de mesure et de distinction, avec si peu de moyens, relève pour moi peu ou prou de l’art. Tandis que tant de parfumeurs pourtant fort réputés s’en tiennent bien souvent aujourd’hui à un artisanat affecté et laborieux.