Palissandre d’Or
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À l’occasion des vingt ans de sa société de création Osmoart, Pierre Bénard compose un soliflore, hommage très personnel à cette matière hypnotique et précieuse qu’est la tubéreuse.
il y a 13 heures
Pas très rassurant tout ça. Mon flacon d’Après l’Ondée sera bientôt vide, je vais sûrement en(…)
Gardénia de haut en bas
Bonbon solaire
Faits et zestes
Le moment d’essai idéal ne s’étant jamais présenté, j’ai fini par porter Palissandre d’Or. Pour plein de bonnes raisons, j’avais pensé que ce serait plus simple de le faire en me rendant au travail, dans ma voiture (avec l’essence en éveil… ha ha ha ).
Première difficulté, ne mettre qu’un peu (mais suffisamment) de l’échantillon sur ma peau, histoire de pouvoir multiplier les essais.
Premier challenge donc … Loupé… Toute la fiole se répand sur ma peau (quelle idée de mettre des virages sur les routes). Philosophe, je me dis que mon nez gagnera en capacité d’analyse ce que je perdrai en confort...
Les premières notes en imposent. Ça a du corps, de la présence, c’est indéniable. Cependant, deux éléments me gênent d’emblée. Une note me rappelant de la javel (déjà ressentie dans d’autres compositions intégrant du oud( ?) ou de la cannelle). Ainsi qu’une autre, de bois ambrés. Cette dernière, si évidente, me surprend un peu pour un parfum issu d’une si belle lignée. Heureusement, ces deux acteurs ne font qu’une apparition éclair et repartent très vite en coulisse.
Du patchouli je ne perçois qu’une facette subtilement poussiéreuse, contrebalançant idéalement les notes un peu plus « gourmandes » du parfum. Par exemple le miel qui me saute au nez m’enveloppe d’un joli voile doré, aérien et pas du tout collant. Les épices n’expriment que leurs facettes les plus propres accentuées par de la menthe ou un équivalent « rafraîchissant / vibrant ».
Au fil du temps, cet assemblage de notes fraîches, propres, boisées ou épicées plutôt hétéroclite prend forme et m’évoque des atmosphères joyeuses et scintillantes. Tout le monde est bien-mis, guilleret. Un peu comme une belle fête quoi qù’un peu bourgeoise . Telle une danse, des volutes de fumée s’élèvent et ondulent. Le bois, le miel et ses atours fleuris me font penser, quant à eux, à des barriques chargées d’un divin nectar.
Du coup, mon aura, jusque-là dorée, s’embrase légèrement et rougit. Cette douce incandescence se poursuit ainsi jusqu’au crépuscule du parfum. A l’heure des adieux, il s’éteint dans une très belle (et longue) harmonie boisée, mi-fumée, mi-lactée.
Que dire en conclusion… D’abord que je reconnais de très grandes qualités de construction à ce parfum. Ensuite que je n’ai pas réussi à être touché par lui au point de vouloir le faire mien.
Sans doute qu’une seule rencontre n’était pas suffisante pour cela…