L’Orpheline
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Un soir d’été en Provence, où l’anis herbacé et la douceur amandée des calissons se fondent dans un sillage solaire, résineux et délicatement gourmand.
il y a 3 jours
Merci, c’est gentil. Je réponds, des années après. Oui, même l’original, non, je ne le retrouve(…)
Hors du temps
Bons baisers d’Italie
Café irisé
Puisqu’il faut bien que je me lance et commence enfin à participer à ces débats qui me réjouissent par les sensibilités qu’ils reflètent, je partage mon (premier) avis sur auparfum.
Après avoir trouvé de nombreux Lutens forts intriguants, j’ai finalement craqué cet hiver pour son orpheline. Une sensation d’abandon mais sans nonchalence, de solitude sans tristesse, une fausse insouciance cachant un fond calculateur, froideur d’une fatalité inéluctable mais pourtant acceptée et sublimée, autant d’aspects nécéssaires pour marcher avec. C’est un peu comme une pierre brulée qui est à la fois une grotte et une chapelle taillée comme de la dentelle. Stable, et détaillé sans être pointu ou fin. Détaillé mais opulent, avec un versan ascétique. Complet, indéniablement. Remarquable car insidieux, puis inoubliable, donc remarquable.
Cette "douleur nécéssaire" dans les termes de potra convient admirablement à expliquer cette beauté qui s’accepte un peu tardivement. Propre à rendre dépendant plus que séduisante.
Une vraie merveille, parfaitement "ronde" bien que peu évolutive. On a vraiment (ce qui est rare) la sensation d’un parfum achevé et cohérent.