Auparfum

Le Narcisse Noir

1er mai 2015, 23:38, par Belle du seigneur

Bonsoir Jicky,

Merci de votre réponse, qui m’éclaire même si votre verdict de non-équivalence sur le marché m’est amère.

Je n’aurais, en effet, jamais pensé à Insolence. D’ailleurs, cela souligne quelque chose que je trouve assez intéressant. Dans les commentaires sur les parfums, que je lis souvent sur un site anglais, et qui peuvent être construits comme inintéressants, revient souvent l’argument du naturel vs synthétique. C’est une critique récurrente (et je l’avais justement lue concernant Insolence, entre autres) qui permet souvent de discréditer la valeur d’un parfum. Cela m’évoque des propos de Mathilde Laurent qui rappelle "qu’un beau parfum est la création d’un homme et non de la nature" (entretien ici), rappel que j’avais trouvé essentiel.

Pour en revenir à la question centrale, je sais bien qu’il existe de nombreux "remakes", et ce dans tout art finalement, même si l’on aura plus de mal parfois à employer le terme de "remake" ; ce sont les reprises, et les réinterprétations, qui permettent qu’existe l’histoire d’un art.
Mais du coup, pourquoi aucun travail n’est fait sur ce Narcisse noir (bon évidemment, il y a le travail que vous avez évoqué dans Insolence...) ? Par exemple, quand vous serez nez (nous savons tous que cela arrivera !), cela pourrait-il être une piste de votre travail ? Ou y a-t-il quelque chose qui empêche cela ? Par exemple le Narcisse noir appartiendrait-il à un monde qui n’existe plus ? (Je ne le trouve pas du tout daté, mais bon) Ca n’aurait pas de pertinance d’une manière ou d’une autre ? Est-ce "simplement" parce que le marché n’est pas poussé en avant par les succès actuels ?
Je suppose de toute façon qu’il n’y a pas de réponse définitive...

Dans le cas de la plupart des oeuvres d’art, nous pouvons encore en jouir après des siècles. C’est l’une des spécificités de la parfumerie que de s’inscrire dans le temps d’une manière plus forte, en tout cas différente des autres arts, cela étant dû notamment à des contraintes matérielles ; mais du coup la "perte" d’un parfum est encore plus dure à accepter (un livre, je peux le relire, un film, je peux le revoir, un opéra, je peux le réécouter ; un parfum qui ne laisse pas vraiment de trace dans le présent, je n’ai plus que mes yeux pour pleurer !)

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