Aromatics in White
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Un soir d’été en Provence, où l’anis herbacé et la douceur amandée des calissons se fondent dans un sillage solaire, résineux et délicatement gourmand.
il y a 19 heures
Merci, c’est gentil. Je réponds, des années après. Oui, même l’original, non, je ne le retrouve(…)
il y a 6 jours
J’ai essayé Fleur de Grasse de Fragonard. C’est un floral sans faute, agrèable à porter pour des(…)
Hors du temps
Bons baisers d’Italie
Café irisé
Merci, PloisonFlower pour ce retour. La volonté d’abolition des frontières entre parfums masculins et féminins n’est qu’un point de vue contemporain ( le mien ) assumé devant l’émergence de parfums de niche dit mixtes ou unisexes (horreur de la réduction qu’entraîne ce vocable : quelle perte de richesses, de nuances, de subtilités...) Une volonté commerciale présida aussi à la création de ces faux " doublons ", qui, notons-le, ne paraissaient jamais simultanément mais quelques années plus tard, comme si les nez masculins avaient eu dès lors le temps de s’acclimater à ces senteurs différentes.
Tous ces parfums ont été reformulés il y deux ou trois ans en même temps qu’un flaconnage identique les a rhabillés. Du lot, Aramis me semble être resté le plus fidèle à la version des années 70 (qu’en Italie, on sentait à tous les coins de rue.) A la limile, il semble moins daté que son grand frère Cabochard. Le JHL (Joseph Harold Lauder) d’aujourd’hui n’a pas l’éclat ni la profondeur de Cinnabar, ses épices alcoolisées s’assombrissent et se ternissent un peu, mais le fond demeure attachant.
Devin également a perdu de sa superbe verdeur aromatique, de sa lumière vibrante qui me faisait chavirer quand je l’ai acheté il y a dix ans. Moins cinglant et métallique qu’Alliage, qu’au passage je devrais sentir à nouveau. Souvenir perso : ma mère l’a porté le temps d’un flacon et je me souviens que jeune homme, je n’arrivais pas à croire qu’un parfum pouvait sentir ça ! Je ne pouvais entrer dans sa chambre sans aller sentir le petit flacon au jus vert jaune doré au nom qui me rappelait, à mon grand désespoir, mes pénibles cours de chimie...
NB : Les versions actuelles de bon nombre de parfums anciens me semblent souvent comme adoucies ou attiédies, voire appauvries. Passage de l’IFRA ou bien mon nez a-t-il évolué ? Peut-être un peu des deux ;-)